Maintenant que la chambre d’appel du Tribunal administratif a rejeté tous les recours intentés contre le premier tour de la présidentielle, tout le parcours de cette élection de 2019 est déblayé, à l’exception du cas Nabil Karoui, candidat arrivé second, ayant mené sa campagne du premier tour par personnes interposées et qui est maintenu en prison. Mais candidat ayant bénéficié, il faut le dire, d’une propagande télévisuelle continuelle menée de bout en bout.

Ainsi, la date du second tour de la présidentielle est fixée au 13 octobre 2019 et ne coïncidera pas avec celle des élections législatives se tenant une semaine auparavant. Or, personne ne sait à quoi ressemblera ce second tour.

La justice, dont les avocats revendiquent, dans la rue, l’indépendance, garde les secrets de sa décision de maintien du candidat Karoui en captivité, sans la moindre indication quant au sort de la présidentielle qui en découlera. Ce qui place un grand point d’interrogation sur l’ensemble de l’échéance et sur l’alternance que tous les observateurs prévoient désormais.

Malgré cette situation rocambolesque, Karoui garde ses chances de l’emporter et clame son innocence des infractions ou crimes qui lui sont imputés par une association, que la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a pris à son compte avant d’ordonner son arrestation.

S’il advenait que l’audience de la dernière chance, prévue demain matin, ne libérerait pas le suspect, l’on ira vers un scénario inédit d’un seul candidat libre de ses mouvements, avec l’éventualité de voir l’emprisonné gagner la bataille électorale.

Qu’a-t-on prévu, dans ce cas d’espèce, comme louanges au service de cette «petite Tunisie» qui a réussi le miracle démocratique et dont le président serait en «empêché de nuire» ? L’Isie nous dit qu’elle est dans l’embarras !

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