Le statut privilégié réservé à la Tunisie offrira aux secteurs public et privé la possibilité de bien s’exposer et s’exporter sur des marchés internationaux.

La Tunisie, invitée d’honneur au salon Pollutec 2021, du 12 au 15 octobre prochain à Lyon, en France. Un évènement leader des solutions environnementales et énergétiques, où un espace de 160 m2 au total lui sera réservé, au secteur public, mais aussi aux investisseurs privés. C’est ce qu’a annoncé, mardi après- midi, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement par intérim, Kamel Doukh, lors d’une conférence de presse tenue au Centre de formation et d’appui à la décentralisation (CFAD) à Tunis.

Dans son mot d’ouverture, le ministre estime qu’il s’agit d’un rendez-vous international incontournable des solutions technologiques aux problèmes liés à l’économie bas carbone, l’industrie, la gestion des ressources en eau, la biodiversité, le bio déchets et la transition énergétique. Et d’ajouter que le choix porté sur notre pays, comme hôte d’honneur à la prochaine édition Pollutec, n’est guère arbitraire, eu égard à ses efforts écologiques déployés notamment dans la gestion des ressources hydriques, le traitement et la valorisation des déchets. Soit toute une politique d’Etat multisectorielle qui s’inscrit dans la perspective de concrétisation des Objectifs du développement durable (ODD)  d’ici 2030.

Contacts « B to B », opportunités d’affaires

Le ministre a ainsi cité, à titre d’exemple, la stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques, celle relative au bas carbone 2050, l’économie verte, la gestion intégrée et durable des déchets et la biodiversité 2030. « Un engagement manifeste dans les secteurs de l’environnement et du développement durable », résume-t-il. La protection de l’environnement est perçue ici, comme une question transversale. Certes, ce statut privilégié réservé à la Tunisie offrira aux secteurs public et privé la possibilité de bien s’exposer et s’exporter sur des marchés internationaux. En fait, l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), l’Anme, la Sonede, la Steg, l’Onas vont présenter leur savoir-faire, sous un stand de 90 m2 bien aménagé, à l’Expo- Lyon. La même superficie sera aussi destinée au secteur privé, à travers un pavillon géré par le Centre de promotion des exportations (CEPEX). Des Startup seront également au rendez-vous.

En marge de Pollutec 2021, des rencontres d’affaires « B to B », où il serait opportun d’établir des liens et des contacts avec des investisseurs français et étrangers opérant dans les secteurs liés à l’environnement. D’autres opportunités d’investissement seront dénichées, à même de favoriser de nouveaux partenariats en matière d’économie circulaire, d’énergies alternatives et de transition énergétique. Outre son mode présentiel, Pollutec se déroulera également en format virtuel. A cette occasion, une conférence en ligne aura lieu, permettant ainsi aux exposants tunisiens de passer en revue les projets susceptibles de relever autant de défis. L’accent sera mis, ici, sur le traitement tertiaire des eaux urbaines et la création des stations de dépollution industrielle. La rénovation et l’entretien du réseau d’assainissement sont aussi une priorité. En ce concerne l’exploitation du réseau et des stations d’épuration, la Tunisie projette d’y accroître la participation des privés. Autre défi, apporter des solutions locales à la gestion des déchets dont plus de 3 millions de tonnes feront l’objet d’appels d’offres pour être délégués aux privés sous forme de concessions. La gestion des déchets industriels est aussi un souci majeur dont le pays compte lancer une stratégie de traitement, nécessitant à la fois des moyens techniques, financiers et technologiques. Le volet efficacité énergétique et énergies renouvelables semble de mise, voire une nécessité pour la relance économique.

Impacts positifs

D’autres sujets seront, par là même, abordés. Il s’agit, entre autres, de l’agriculture durable et de l’écotourisme, deux secteurs prometteurs. La participation de la Tunisie au salon Pollutec- Lyon, en qualité d’invité d’honneur, aurait, sans doute, des impacts positifs, en termes d’offres d’investissement et d’emplois. Cela, comme le disait le ministre, en conclusion, reflète bel et bien le caractère amical qui lie nos deux pays et le niveau de coopération atteint entre eux en matière d’environnement et de développement durable. A ce niveau, la dernière visite, en Tunisie, du Premier ministre français a été, alors, jugée aussi fructueuse, compte tenu des conventions multisectorielles cosignées, en guise d’aide et d’appui à notre économie.

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