La Tunisienne s’offre ce tournoi WTA 250, soit le premier de sa carrière. c’est mérité !

C’était 24 heures splendides pour Ons Jabeur à Birmingham. Deux victoires samedi et une troisième (la plus précieuse) hier pour s’offrir le premier grand titre WTA de sa carrière. Jusqu’à maintenant, c’était inacceptable pour une joueuse aussi talentueuse et qui a frôlé le titre cette saison à Charleston. Puis ce fut hier une revanche très bonne à prendre devant la Russe Daria Kasatkina qui a battu Ons il y a trois ans à Moscou au tournoi du Kremlin. On avait peur que, physiquement, Ons ne soit fatiguée, mais heureusement qu’elle a joué avec économie pour puiser dans son registre technique ( coups gagnants, amortis et contre-amortis, volées quelquefois, attaque du fond du court) pour d’abord faire le break à 3-3, puis de prendre un certain avantage et s’offrir 4 balles de set qu’elle a ratées. Elle se fait rejoindre par la Russe 5-5, mais encore une fois, elle ressurgit de nulle part et enfile 2 jeux de suite et le premier set. C’était mérité même si c’était avec certaines frayeurs.

On sentait la Tunisienne motivée pour gagner ce titre. L’énervement de Kasatkina (qui s’est griffée face à la réussite de Ons !) a aidé notre joueuse à prendre le large 4-0 au second set. Match terminé ? Non, car Ons, comme d’habitude, s’est fait compliquer la vie avec des fautes directes et des coups bien placés de la Russe. À 4-3, le métier de Ons a prévalu pour gagner le jeu le plus important et fuser vers une victoire très réconfortante, 6-4. Psychologiquement, c’est un énorme bonus pour la Tunisienne pour se mettre plus en confiance. Finalement, un titre qui récompense sa carrière et ses talents. Mais on reste ferme sur un point : il y a beaucoup de déchets et d’erreurs à soigner dans le jeu de Ons si elle vaut gagner des tournois WTA 500 et aller plus loin vers les master et les tournois du grand Chelem. Ce tournoi va l’aider à bien aborder Wimbledon, et s’acclimater davantage au gazon. Et le plus important, c’est un tournant dans sa carrière. Pourvu qu’elle se libère !

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