Malgré une saison difficile et des problèmes à la pelle, les deux «clubs» puisent dans leur aura et leur palmarès pour sauver les meubles et repartir du bon pied.

La finale qui opposera ce dimanche le CA au CSS est un choc de titans, un inusable classique de notre football entre deux clubs qui se connaissent bien, qui se ressemblent quelque part et surtout qui jouent bien chaque fois qu’ils s’affrontent. C’est vrai que cette affiche a un peu terni avec les problèmes récurrents de tous genres ces dernières années, mais l’affiche CA-CSS demeure intacte, intéressante. L’enjeu ? Il est gros, et même colossal. Chacune, des deux équipes veut sauver sa saison, et veut surtout se réhabiliter après les moments de doute, après les échecs et les tracas internes. Celui qui perdra ne va pas être consolé pour avoir atteint la finale, au contraire, ça va mal terminer la saison. Pour le gagnant, c’est un trophée de marque, pour deux clubs spécialistes de la compétition.

CA : la carte des cadres

Une véritable révolution après le départ de l’intenable Younsi, l’équipe a pu éviter le pire même si, côté litiges et dettes, les choses demeurent encore floues. Cela dit, ce nouveau CA, conduit par Montassar Louhichi, n’a pas changé de peau. Ce sont les mêmes joueurs avec le retour des éléments d’expérience et la mise à l’écart des jeunots lancés en urgence en début de saison. Louhichi s’est frayé un chemin de vainqueur en coupe en misant en premier lieu sur Agrebi, Ifa, Dhaouadi, Khelifa, Abderrazak, Ben Yahia et Chammakhi pour se trouver en finale. Pas un football extraordinaire, mais beaucoup de générosité, des matches de patience, d’envie de remonter la pente. Le dernier match contre l’USM résume ce CA version Louhichi : une équipe de fougue, des joueurs appliqués et qui veulent remporter la coupe et oublier cette saison houleuse. On ne pense pas qu’il y ait des changements par rapport à dimanche dernier. Le seul doute concerne l’attaquant de couloir droit. Taoues (qui doit soigner son jeu brouillon) et Dhaouadi (régularité) se disputent une place. Sinon, les Clubistes chercheront surtout à récupérer des efforts énormes consentis pour se maintenir en Ligue 1 et pour en arriver là. Leur vécu et leur réussite en coupe leur seront précieux.

CSS : motivés

Après la qualification à Melassine au terme d’un match fou et sous haute tension, le CSS peut regarder cette finale avec optimisme. Ce ne sera pas aussi « effrayant », ce sera assez ouvert contre une équipe connue et elle aussi bien sur ses jambes. Le CSS ressemble au CA : beaucoup de problèmes internes, beaucoup de tensions et d’échecs en championnat et en Afrique. La coupe, ce sera pour se consoler et pour se réhabiliter. Côté qualité des joueurs, le CSS a des certitudes, comme le CA , avec des éléments de métier qui donnent le plus dans les grands rendez-vous, en premier lieu Hammami, Ben Ali, Karoui, ainsi que les joueurs étrangers qui vont faire leur retour, entre autres Eduoh et Soukari. Hammadi Daou, tout comme Louhichi, joue gros et sait bien qu’un titre gagné dimanche sera une garantie pour terminer sa mission à la tête du club sudiste.

Une chose est sûre, l’envie de gagner la coupe est grande dans les deux camps. C’est le moyen d’oublier tout ce qui s’est passé en championnat, et de faire plaisir à un public si passionné. Encore une fois, jouer un classique pareil dans un stade aussi inadapté a-t-il été bien réfléchi ? Ça peut être un handicap pour un spectacle haut en couleur.

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