C’est toujours le citoyen lambda qui doit payer le prix des pots cassés. Il est appelé  à payer  surtout le prix fort d’une gestion des ressources en eau potable encore à l’étape des balbutiements .On s’attend à un été chaud et caniculaire avec la persistance de la pandémie. Paradoxalement, prendre une douche au quotidien ou trop se laver les mains  pourrait  gonfler votre facture  d’eau pour cet été  !! Les perturbations et coupures d’eau ne sont pas exclues en raison de «pannes soudaines», de « travaux de maintenance», ou «d’actes de… vandalisme»

Le Tunisien est appelé, plus que jamais, à rationaliser l’usage de l’eau potable qui est en passe de devenir un produit de luxe inaccessible dans les années à venir. Et pour cause, cette récente augmentation des tarifs, qui ne sera pas, au grand dam du citoyen, la dernière comme l’avait annoncé le P.-d.g. de la Sonede.  Ces nouveaux tarifs fixés en vertu d’un arrêté du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, et publié, dans le Jort N° 43 du 21 mai 2021, s’inscrivent dans le cadre d’un plan quinquennal visant, primo l’amélioration de la qualité des services de la société, secundo la couverture des charges élevées et tertio l’incitation à la rationalisation en matière de consommation. Tout l’enjeu est dans la rareté de l’eau, puisque la Tunisie fait partie des pays fortement exposés au stress hydrique élevé.

La Sonede a préféré prendre le taureau par les cornes  et agir directement sur les tarifs, prétextant que le pouvoir d’achat des familles à faible et moyen revenus ne sera pas impacté. «La facture ne dépasse pas 1% des dépenses mensuelles du Tunisien», s’est hasardé à déclarer le P.-d.g. de la Sonede à une radio privée en mai dernier. Sauf que la saison estivale n’est qu’à son débutet voilà que la facture pour le dernier trimestre (avril, mai, juin) a quasiment doublé. Comme un malheur n’arrive jamais seul dans le pays, cette facture coïncide avec la célébration de la Fête du sacrifice à la fin du mois de juillet, sans oublier la facture de la Steg dont les montants sont toujours en hausse. Difficile de se projeter pour les vacances d’été dans ces conditions.

Face à l’augmentation des prix de certains produits de base de consommation et celle des tarifs de transport, le citoyen est-il encore en mesure de s’acquitter des factures de la Sonede dans les délais impartis? On ne le sait trop. Toutefois, le Tunisien est appelé à  serrer encore plus la ceinture  et éviter  de prendre une douche au quotidien ou de se laver trop les mains en ce temps de canicule, tout en évitant d’être infecté par le covid-19 !! Il est appelé  à payer  surtout le prix fort d’une gestion des ressources en eau potable encore à l’étape des balbutiements et non pas en raison de la rareté de l’eau, selon certains experts en eau, dont l’ancien secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche, Abdallah Rabhi qui n’a cessé de pointer une mauvaise gouvernance en matière de ressources hydrauliques.

Au demeurant, c’est toujours le citoyen lambda qui doit payer le prix des pots cassés. On s’attend à un été chaud et caniculaire avec la persistance de la pandémie. Paradoxalement, prendre une douche au quotidien ou trop se laver les mains  pourrait  gonfler votre facture  pour cet été  !! Les perturbations et coupures d’eau ne sont pas exclues en raison de «pannes soudaines» ou de «travaux de maintenance».

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