Samedi 26 juin, a démarré la journée d’amitié tuniso-pakistanaise. Cet évènement festif a eu lieu, à Gammarth, en banlieue nord de la capitale, où les deux pays fêtent leurs relations de fraternité séculaires, en dépit d’un contexte épidémiologique dicté par le Covid-19.

Sur un écran géant, défile, en images fort expressives, l’histoire politico-diplomatique enracinée dans leur mémoire commune, illustrant un élan de solidarité aussi profond et significatif. Soit une amitié qui fait parler d’elle-même. De l’époque de Bourguiba et même avant, jusqu’à nos jours, Tunisie et le Pakistan ont toujours entretenu des relations multidimensionnelles. Cela remonte aux années 50, où le Pakistan avait tout fait pour l’indépendance de notre pays. Il plaida auprès de l’ONU pour que la Tunisie ait gain de cause. Depuis, son soutien est demeuré constant et indéfectible. Réciproquement, la Tunisie a toujours été aux côtés du Pakistan. Elle n’a cessé de jouer les bons offices pour aider à désamorcer la crise de Cachemire, étant à l’origine des conflits avec la Chine. Cela dit, jamais nos deux pays n’ont oublié qu’ils partagent la même religion, les mêmes soucis du développement, mais aussi les sublimes valeurs de tolérance et d’ouverture sur le monde.

Un sens significatif

En ce 26 juin, c’est l’ambassade du Pakistan en Tunisie, qui a pris, cette fois, l’initiative de célébrer cette journée commémorative, laquelle a un sens significatif à plus d’un titre. Voire une opportunité qui vise à remettre sur les rails de nouvelles relations stratégiques et mutuellement bénéfiques. Le chargé d’affaires à l’ambassade, S. E. Shafiq Ahmed, a bien fait valoir ces liens d’amitié unissant les deux pays, dans la perspective d’échanges fructueux. Tous deux mettent le cap sur l’Afrique, désormais un marché prometteur à fort potentiel économique. A preuve, « Pak Africa Day » est plus que révélateur d’un tel attachement et d’une volonté à dénicher autant d’opportunités.

« La journée d’amitié tuniso-pakistanaise est une manifestation qui a un sens sur le plan des relations bilatérales », estime M. Ridha Essid, directeur général au département d’Amérique et d’Asie. Intervenant au nom du ministre des Affaires étrangères, l‘homme semble fier de ce que devient aujourd’hui cette corrélation historique qui a bien évolué au fil des mois et des ans. Et de reconnaître que l’appui pakistanais ne date pas d’hier. Il tire ses lettres de noblesse de son soutien à notre cause de libération post et avant l’indépendance. A l’ONU, sa voix avait, alors, retenti comme une caisse de résonance. Depuis, les deux pays se sont engagés dans un nouvel élan de coopération. « Nous sommes en train de diversifier nos échanges bilatéraux », nous affirme-t-il, soulignant que les négociations sur la convention commerciale préférentielle vont bon train. Il y a deux ans déjà que ça commençait à avoir lieu, au terme d’un forum économique mixte tenu au siège de l’Utica à Tunis.

Tarifs douaniers préférentiels

Et puis, les deux ministères du Commerce, en Tunisie comme au Pakistan, s’attellent à finaliser toute une liste de produits à tarifs douaniers réduits à l’import et à l’export.

Dattes, agrumes et l’huile d’olive tunisienne en font partie. Textile et autres du côté pakistanais. « Dans cette optique, une commission mixte est prévue, d’ici avant la fin de l’année, à Pakistan, à laquelle assistera le chef de la diplomatie tunisienne», annonce M. Essid. Surtout que le Pakistan se pose en grand marché de plus de 200 millions de consommateurs. Tout comme la Tunisie qui est reconnue pour être le portail de l’Asie en Afrique.

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