Tous les ans en février, le département d’études italiennes de la faculté de lettres de l’université de la Manouba, avec la « Chaire Sicile pour le dialogue de Cultures et Civilisations » en collaboration avec la présidence du bureau Afrique de l’A.I.S.L.L.I (Association Internationale pour les Études de Langue et Littérature Italiennes) organisent depuis sept ans un colloque international d’études méditerranéennes.

Ce colloque voit chaque année la participation d’universitaires et de chercheurs de renom international qui se donnent rendez-vous à Tunis pour se confronter et débattre des thématiques concernant la Méditerranée : émigration/immigration, littérature, civilisation, conflits politiques, langues, traductologie, anthropologie etc.

Ce volume scientifique « Mediterraneo » de 1040 pages édité par Meriem Dhouib, maître de conférences en littérature italienne de la Renaissance et par Alfonso Campisi, professeur de philologie romane à l’université de la Manouba, comprend  la totalité des études présentées par les conférenciers tunisiens et étrangers lors des colloques tenus à Tunis en 2017/2018/2019.

Une très riche panoplie d’études sur la Méditerranée qui peut souvent répondre à des interrogations que le plus commun des mortels peut se poser à propos du bassin méditerranéen dans sa globalité, qui malgré un environnement chahuté, continue d’attirer chaque année de 2 % à 3 % de l’investissement étranger dans le monde, sans oublier non-plus l’importance de la « population méditerranéenne qui a connu un taux de croissance de 20% entre 1970 et 2018. Les 22 pays riverains regroupaient déjà en 2016, 502 500 000 personnes, soit 7% de la population mondiale. Selon les projections, la population de la région atteindrait 524 millions d’habitants en 2025 », selon la Banque Mondiale.

Ces chiffres parlent très clairement et situe l’espace méditerranéen parmi les plus importantes régions du monde du point de vue économique, culturel, linguistique.

En effet, le but de ces colloques annuels est de renforcer d’avantage le dialogue interculturel entre les rives nord et sud, est et ouest de la Méditerranée, créer ainsi un lieu d’échange entre les différents chercheurs qui s’intéressent à l’espace dans lequel nous vivons, un espace souvent maltraité, brutalisé, malmené, pollué, devenu le plus grand cimetière du monde pour la jeunesse africaine, même si, pour citer un des plus grands astronomes, Alexandre Najar, « La Méditerranée ne connaît pas de lignes d’horizons : elle est le prolongement du ciel ».


« Mediterraneo », par Alfonso Campisi et Meriem Dhouib, Tunis 2021, ISBN 978-9938-59-799-8

 

 

 

 

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