L’échec en Ligue des champions, le départ du staff technique ainsi que celui de plusieurs joueurs constituent un tournant dans la vie du club «sang et or». Cela incite à tout repenser afin de réussir un nouveau départ.

Rien ne marche plus dans notre pays et personne ne peut se projeter avec l’espoir de réussir quelque chose de bien dans la situation chaotique que nous endurons depuis dix ans déjà et qui va en s’aggravant. Et rien que pour cette raison, somme toute déconcertante, il n’est même plus accessible facilement de rêver grand. Tout est remis en question et rien n’est clair dans tous les domaines.

C’est donc dans cette atmosphère morose qui touche tous les domaines, notre football ne déroge pas à la fatalité.

Et tous nos clubs sont frappés de plein fouet par tous genres de difficultés qui soient de nature à les maintenir cloués au sol, tels des avions en panne.

Par moments, on croyait que l’Espérance était le seul club épargné des «aléas», surtout suite à ses deux succès historiques en Ligue des champions réalisés en 2018 et en 2019.

Mais rapidement, on est revenu sur terre lorsqu’on a manifestement constaté les limites de ce colosse aux pieds d’argile qui accumule depuis trois saisons les échecs sur les plans africain et arabe. D’ailleurs, certains spécialistes pensent que les derniers succès réussis par le doyen des clubs tunisiens sont de vrais exploits à applaudir longuement car inespérés dans un pays frappé par la poisse et les échecs à répétition dans tous les secteurs.

Changer de stratégie

C’est pour ces raisons que les responsables à l’Espérance sont impérativement appelés à reconsidérer leur stratégie de gestion. Rien ne sert plus de courir implacablement derrière les titres africain et arabe sans y être bien préparé. En effet, à quoi bon chercher à recruter des joueurs de très bon niveau et un entraîneur de bonne facture, alors que tous nos stades ne répondent pas aux normes requises et que notre championnat est d’un niveau médiocre ?

L’Espérance a beau être considérée comme le fleuron du football et du sport tunisiens.

Cela ne pouvait s’éterniser à jamais car les exceptions confirment toujours la règle.

Et la règle dit que l’excellence est un tout indissociable. Il faut que tout l’environnement footballistique du pays suive l’élan de l’Espérance pour l’aider à se maintenir dans son envol.

Pour ces considérations, il est de notre devoir de conseiller les responsables de l’Espérance de ne faire que ce qui est faisable. Il ne fut pas chercher à imiter Al Ahly d’Egypte ce club aux moyens gigantesques et qui évolue dans un environnement local nettement supérieur au nôtre. Du coup, il faut rester dans l’expectative pour un certain temps. Quelques années s’il le faut ! Ne pas dépenser un argent fou pour rien. Miser sur les jeunes du club et leur laisser le temps d’éclore sans être sous l’emprise de l’obsession de l’octroi des titres internationaux.

Rien ne sert de s’empresser et de s’affoler pour rien !

Photo : Mokhtar HMIMA
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Un commentaire

  1. Charai

    08/07/2021 à 06:54

    Le championnat chez nous que vous qualifiez de ‘médiocre’ est en grande partie l’oeuvre de ce ‘géant’ qu’est l’EST, car ce club a toujours voulu tout avoir, quitte à enfoncer tous les autres clubs autour d’eux. L’EST gagnerait par contre encore mieux et surpasserait Al Ahly d’Egypte en côtoyant des clubs forts dans notre championnat, comme le pensent beaucoup d’experts du football chez nous, même Espérantistes. .Un club qui remporte le championnat 5 années de suite, mais qui échoue lamentablement en Afrique, et qui, de mauvaise foi, ‘vend’ des matches en fin de saison ne sera jamais un grand club. Je préfère l’EST de Tarek et Ben Yahia que celle de 5 internationaux algériens, lybiens et africains et les meilleures pointes du pays. Quel gâchis et quelle poisse dans ce pays de M…. !

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