Un des mots qui revient souvent dans les médias quand on parle de Saïd Ben Saïd, c’est « influent ». Et pourtant rarement producteur a été aussi discret dans ce monde du show off qu’est le cinéma.

Montant les marches du festival de Cannes, l’autre jour, alors que nous Tunisiens, l’attendions avec impatience, n’eut été sa grande taille, et le masque qu’il était seul à porter, il semblait presque vouloir éviter les caméras. Lesquelles caméras ne se sont pas laissé faire et ont réussi à interviewer ce producteur atypique qui présentait un des films les plus attendus du festival de Cannes, Benedetta, de Paul Verhoeven, un des cinéastes les plus sollicités du moment.

« Influent », Saïd Ben Saïd l’est certainement par ses choix courageux de films difficiles et rarement commerciaux, par sa fidélité aux metteurs en scène avec lesquels il aime travailler, par la qualité et la justesse de ses choix d’acteurs.

Saïd Ben Saïd a travaillé avec Francis Veber, André Téchiné, Barbet Shroeder, Brian de Palma, Yasmina Reza, David Cronenberg, Paul Verhoeven et Roman Polanski. Sa marque de fabrique, ce qui fait la singularité de sa société de production SBS, c’est d’être à la fois tournée vers la France et l’international, avec pour point de convergence la collaboration avec des auteurs reconnus.

À Cannes, Saïd Ben Saïd présente trois films, cette année, « Bonne mère »  de Hafsia Herzi, « Tralala » des frères Larrieux et « Benedetta » de Paul Verhoeven.

Benedetta, « merveilleux film, joueur, inspiré, provocateur », selon Le Monde, venant après le succès de « Elle », devait être présenté au festival de Cannes il y a deux ans déjà. Le corona et des problèmes de santé du réalisateur en ont retardé la sortie et exacerbé la curiosité du public.

L’action se déroule dans un couvent de Toscane au XVIIe siècle, avec une pléiade de vedettes dont Virginie Efira, éblouissante, Charlotte Rampling, Lambert Wilson.

Nous n’en dirons pas plus en espérant que Saïd Ben Saïd aura l’occasion de venir le présenter lui-même un jour.

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