Un nouveau film vient de s’ajouter au catalogue Netflix, un film de superhéros. Mais cette fois, il est français. C’est nouveau dans le genre, et on est curieux de voir comment l’Hexagone se comporte dans la fabrication de cette spécialité américaine.

Le cinéma américain semble avoir influencé toute une génération de cinéastes dans le monde qui tente de reproduire le genre. Pourquoi, alors que «ce n’est pas notre culture» ? Tout simplement parce qu’ils ont grandi avec, aujourd’hui, de jeunes réalisateurs qui s’attaquent aux films de genre monopolisés par les Américains. Tout comme chez nous, Abdelhamid Bouchneq a réalisé «Dachra», premier film d’horreur tunisien. Un jeune réalisateur français, Douglas Attal (qui n’a réalisé que deux courts métrages), vient de s’attaquer au genre super-héros avec ce «Comment je suis devenu un super-héros».

Pour rappel, il s’agit d’une super-spécialité américaine immortalisée par la série des Marvel qui fait toujours mouche et engrange des millions de dollars de recettes. Un genre qui est devenu une tradition et qui a vu passer de très grands réalisateurs. Bien sûr, le réalisateur de ce long métrage s’est vu refusé le projet par des producteurs français qui lui ont aussi sorti la phrase. «Ce n’est pas dans notre culture», ce qui l’a poussé à réduire le budget et à réaliser le film loin des budgets colossaux de Hollywood En voici le synopsis : «Paris, de nos jours. Dans une société où les super-héros sont devenus banals et parfaitement intégrés au quotidien, une mystérieuse nouvelle drogue apparaît dans les rues. Son principal effet secondaire ? Elle donne des super-pouvoirs à ses consommateurs. Les incidents liés à cette substance se multiplient, et les lieutenants Moreau et Schaltzmann sont chargés de mener l’enquête. Pour mettre fin au trafic, ils seront aidés par deux anciens justiciers, Monté Carlo et Callista. Mais les investigations s’annoncent plus difficiles que prévu…».

Comme dans les films américains, le super-héros fait partie du monde réel, avec ses réalités sociales liées à la violence, à la jeunesse ou aux médias. La facture narrative ne trahit pas le genre et cela donne enfin un film sympathique, même s’il y a des faiblesses dans le rythme de montage quelquefois. Mais le film s’en sort avec un casting de haute volée : Pio Marmai, Vimala Pons, Leïla Bekhti, Benoît Poelvoorde et Swann Arlaud. Des acteurs habités qui donnent corps à cette histoire, qui n’hésite pas à mettre à contribution quelques éléments du polar

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