Par notre correspondante au Canada Hela HAZGUI

Pendant deux semaines, plusieurs Tunisiens vivant au Canada ont agi en chœur pour lancer cet appel à l’aide pour la Tunisie. Ils sont venus nombreux de différentes régions du Québec et de l’Ontario devant la colline du Parlement, à Ottawa. Jeunes et moins jeunes ont levé des pancartes et des banderoles devant le bureau de Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. L’objectif est clair : faire entendre la voix de la Tunisie en unisson : «help!»

«Vaccine for Tunisia», c’est le slogan de la manifestation des Tunisiens qui a eu lieu, dimanche dernier, devant la colline du Parlement, à Ottawa. «Il fallait agir. Devant la mort des nôtres, on ne peut pas rester chez nous, fermer les yeux et croiser les bras», affirme Badis Koubakji, l’initiateur du rassemblement.

L’appel, lancé à travers plusieurs groupes sur les médias sociaux, a fait converger de nombreux Tunisiens vivant au Canada afin de sensibiliser le gouvernement fédéral sur la situation catastrophique que vit la Tunisie.

En clôture du Sommet du G7, le mois dernier, le Canada s’est engagé à octroyer aux pays vulnérables 100 millions de doses de vaccin contre le Covid-19. «Il a eu récemment un ajout de 17,07 millions de vaccins supplémentaires à cette offre», précise encore Badis Koubakji.

Premier réflexe donc : attirer l’attention du gouvernement canadien sur l’état d’urgence actuel en Tunisie pour qu’il la serve en premier. Trois millions de vaccins peuvent stopper la grande vague de l’épidémie et faire baisser le pic.

«Il n’y a plus de places pour les sensibilités politiques qui divisent et minent notre solidarité depuis des années. Il fallait mettre de côté nos conflits idéologiques et agir, main dans la main, pour tenter d’aider autant qu’on peut : c’est notre droit et notre devoir», ajoute Badis Koubakji

Pendant deux semaines, plusieurs Tunisiens vivant au Canada ont agi en chœur pour lancer cet appel à l’aide pour la Tunisie. Ils sont venus nombreux de différentes régions du Québec et de l’Ontario devant la colline du Parlement, à Ottawa. Jeunes et moins jeunes ont levé des pancartes et des banderoles devant le bureau de Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. L’objectif est clair :  faire entendre la voix tunisienne en unisson : «help!»

Selon le journal Radio-Canada, le Canada financera 87 millions de doses par le biais de l’Accélérateur ACT, un dispositif international mis en place afin d’améliorer l’accès mondial aux outils de lutte contre le Covid-19. Il fournira également 13 millions de doses dans le cadre du programme de partage de vaccins Covax. « Pour que les Canadiens et tout le monde soient en sécurité, il faut en finir avec cette pandémie, partout […]. Nous devons faire notre part pour que tout le monde se fasse vacciner », a déclaré Justin Trudeau.

Le Canada se veut un pays de droits de l’homme et la situation en Tunisie est rendue à un stade purement humanitaire. «Ce que l’on voit circuler sur Facebook fige le sang dans les veines.  C’est choquant. C’est révoltant!», s’indigne M. Koubakji. Il pointe du doigt la mauvaise gouvernance de l’État tunisien. Selon lui, la responsabilité est commune. Mais il est vain, aujourd’hui, de se renvoyer la balle et de se chamailler. La Tunisie est en état d’urgence. Elle a besoin de vaccins et vite.

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