Dans le cadre des soirées ramadanesques sous les étoiles,  «Une nuit à Kasserine» avec la comédie musicale «El Alia» a été présentée à l’IFT, dans une ambiance conviviale qui a réussi à séduire un public hétéroclite.
Produite et présentée par l’Association 7e dimension pour la culture et la citoyenneté de Kasserine et en partenariat avec «Radio Misk», cette comédie musicale est signée Taieb Mleyki qui a réuni plus de 25 jeunes artistes sur scène pour un spectacle complet et réussi.Entre chanteurs, acteurs, danseurs et acrobates, le spectateur demeure émerveillé grâce aux chassés-croisés livrés par les protagonistes, mais aussi grâce à un rythme bien synchronisé qui donne naissance à une belle harmonie.
En effet, le cadre spatial respire à la fois la fraîcheur de l’innovation et la revitalisation du patrimoine culturel tunisien à travers le dialecte kasserinois, les costumes, la musique et même les pas de danse inspirés de la «Nouba».
Cette oeuvre théâtrale est essentiellement adaptée d’un conte populaire intitulé «Targ essid» ou (symphonie du lion). Elle relate l’histoire d’une jeune fille nommée «Alia», qui est le personnage éponyme, en quête d’un idéal absolu et qui décide, un jour, de se révolter contre son entourage.
C’est dans une perpétuelle tension qu’elle essaye de rejoindre son amour éternel ‘’Ayech’’, mais les deux amants seront aussitôt pris dans le piège fatal du destin.
C’est ainsi que maints sujets primordiaux sont mis en lumière, tels que la parité et le régionalisme. Cette comédie musicale sort de l’ordinaire et critique un système politique corrompu qui écrase son peuple par le poids des dettes et des impôts, en désacralisant un «Bey» despotique.
«Une nuit à Kasserine» est le fruit d’un travail collectif, présenté dans un espace chaleureux et accueillant, qui a favorisé l’interaction du public avec les acteurs et a suscité son admiration.

Ghozlène KARMAOUI

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