Les forces de l’ordre ont barricadé, dimanche, jour de commémoration du 64e anniversaire de la République, tous les accès à l’avenue Habib Bourguiba, alors que des appels ont été lancés pour descendre nombreux dans les rues et exprimer le ras-le-bol de la situation générale du pays et du système en place.

Devant un barrage sécuritaire mis en place à l’entrée de la Médina, des dizaines de protestataires ont vainement tenté d’accéder à l’avenue. Ils ont affiché leur colère face à ce dispositif sécuritaire massif qui leur interdit de manifester, en ce jour de célébration de la fête de la République, à l’avenue Habib Bourguiba, l’artère emblématique de la Révolution.

Dans une déclaration accordée au correspondant de la TAP, Wahiba Charaa, parlant au nom des manifestants a qualifié d’inadmissible ces mesures qui interdissent aux citoyens de célébrer la fête de la République et d’exprimer leur mécontentement de la situation générale du pays.

De son côté, un ingénieur installé à l’étranger, âgé de 55 ans et qui a préféré garder l’anonymat a déclaré que les tunisiens sont descendus aujourd’hui dans les rues pour exprimer leur colère face à l’échec du gouvernement actuel.

« Le système en place est corrompu. Que des promesses en l’air ! Nos jeunes meurent en mer tous les jours, en tentant la traversée vers l’Europe. Nous avons perdu toute dignité dans ce pays », déplore encore un autre jeune manifestant.

Plusieurs mouvements hostiles au gouvernement et au mouvement Ennahda ont été observés, simultanément dans plusieurs régions de la République.

Ces mouvements se tiennent dans un contexte sanitaire délicat marqué par la hausse, depuis juin dernier, du nombre des contaminations par le coronavirus.

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