Comme pressenti et conformément à la logique des choix, Youssef Chahed a été porté à la tête de Tahya Tounès, hier soir, par les participants à la réunion du conseil national du parti
Fidèle à ses promesses et à ses engagements, Tahya Tounès s’est donné, hier soir, un nouveau rendez-vous avec l’histoire en annonçant l’intronisation de Youssef Chahed, chef du gouvernement, au poste de président du parti.
L’annonce est intervenue à l’occasion de la tenue de la première réunion du conseil national du parti après son congrès constitutif organisé fin avril dernier.
Les participants aux travaux du conseil ont accordé aussi leur aval à l’opération fusion du parti Al Moubadara avec Tahya Tounès, adopté le règlement intérieur du parti et élu Kamel Morjane à la présidence du conseil national.
Ainsi, l’accession de Youssef Chahed à la tête de Tahya Tounès constitue-t-elle, de l’avis des observateurs qui ont suivi de près toutes les étapes ayant présidé à la création du parti, le couronnement naturel d’un processus qui a rassemblé les visages les plus rayonnants et les plus crédibles de la famille centriste et leur a offert un espace ouvert où ils peuvent exercer leur droit à contribuer à l’édification de l’avenir de leur pays, un espace où leur apport est hautement estimé et leurs propositions sont prises en considération.
D’ailleurs, plusieurs analystes et observateurs considèrent que l’ouverture du parti Tahya Tounès sur la scène nationale (nidaistes de la première heure, syndicalistes modérés, destouriens connus pour leur attachement à l’esprit bourguibien, personnalités indépendantes ayant fait leurs preuves dans le tissu associatif) constitue la marque distinctive de ce parti qui est né grand comme l’affirment ses fondateurs et qui est promis à un avenir radieux au vu de la qualité intrinsèque des personnalités qui y adhèrent, à leur compétence et à leur expérience en tant que grands commis de l’Etat ayant mérité de la confiance qui leur a été accordée tout au long de leur parcours administratif et aussi politique.
Aujourd’hui, avec l’accession officielle de Youssef Chahed à la présidence de Tahya Tounès, entouré d’une pléiade de personnalités qui ont fait leurs preuves dans les postes de responsabilité qu’ils ont occupés avant et après la révolution, à l’instar de Slim Azzabi, secrétaire général du parti, Kamel Morjane, président du conseil national, Mustapha Ben Ahmed, chef du groupe parlementaire «la Coalition nationale», Hela Omrane, Sahbi Ben Frej, Souheïl Aouini, Leïla Chettaoui, les députés les plus en vue au palais du Bardo, l’on est en droit de considérer que la Tunisie s’est dotée d’un nouveau parti avec lequel il faudra compter lors des législatives et la présidentielle de fin 2019, un parti qui imposera sa griffe lors de ces importantes échéances, un parti qui se propose, déjà, de révéler aux Tunisiens, en particulier les jeunes, la force motrice de l’avenir du pays, un programme socioéconomique qui rompra avec les promesses irréalistes et irréalisables et avec les engagements populistes destinés à rester lettre morte et enfin un discours qui émane de la base pour refléter fidèlement ses préoccupations et ses attentes.

 

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Un commentaire

  1. Boufares

    02/06/2019 à 10:20

    Enfin tout est en Ordre. Maintenant il faut travailler sur le programme politique-économique et sociale.Les intentions de coalitions au cas où…pour éviter les erreurs de Nidaa. Il vaut mieux être dans l‘opposition ou avoir majorité restreinte que décevoir les électeurs comme fut été avec BCE (c‘était une trahison ).

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