Depuis 2013, quelque 141 couples se sont fait assister par l’Unité de préparation à l’accouchement sans douleur à la maternité du CHU Farhat-Hached. Les bénéficiaires de cette panoplie multidisciplinaire d’exercices et d’orientation vers les bonnes pratiques, indispensables à un accouchement que l’on veut dans de meilleures conditions psycho-physiques, en gardent d’excellents souvenirs.

«Je n’hésiterais nullement à renouveler l’expérience»
Le Dr Farah Azzouzi est médecin résidente en microbiologie. Elle avait adhéré au groupe des patients au septième mois de sa grossesse. «J’étais à l’étranger et je n’ai pu démarrer la préparation à l’accouchement sans douleurs qu’avec trois mois de retard. En dépit de ce décalage, l’expérience a fini par donner ses fruits. Mon mari et moi, nous nous sommes dirigés vers cette unité unique en son genre pour accéder aux informations et aux pratiques nécessaires à une grossesse paisible et à un accouchement qu’on voulait réussi sur tous les plans », indique-t-elle. Farah, ainsi que son mari, ont beaucoup appris sur la respiration appropriée à l’accouchement, sur l’haptonomie, sur l’assouplissement du périnée… «Les exercices étaient faciles à appliquer surtout que nous étions à l’aise, dans une position semi-assise. Mon mari m’a beaucoup soutenue en persévérant les massages relaxants et en m’assistant, à la maison, afin de parfaire les exercices assimilés. Cette initiation à l’accouchement sans douleur m’a beaucoup aidé aussi bien sur le plan psychologique que celui physique. Au jour J, j’étais parfaitement prête à accueillir mon bébé», renchérit-elle. Et d’ajouter qu’il convient à toute femme en phase de procréation de s’informer sur les caractéristiques spécifiques à la grossesse et à l’accouchement et d’opter pour la préparation à l’accouchement sans douleur. « D’ailleurs, pour ma future grossesse, je n’hésiterais nullement à renouveler l’expérience», conclut-elle.

Faire la sourde oreille aux préjugés effarants !
Dajla Mbarek travaille comme responsable dans une pharmacie. Elle avait suivi les cours précités il y a trois ans, à l’occasion de sa première grossesse. «C’était l’une des plus belles expériences que j’ai menées durant toute ma vie. Dès le quatrième mois de grossesse, je me suis rendue ainsi que mon mari à l’Unité. Il faut dire que pour toute future maman, la grossesse et l’accouchement sont synonymes de situations mystérieuses. L’on angoisse car on ne saisit pas vraiment ce qui se passe à l’intérieur de notre corps. Aussi, s’informer à cet effet représente-t-il le commencement de tout un processus salutaire», souligne-elle. Pour Dajla, toute femme devrait mettre au pied du mur tous les préjugés risquant de l’effrayer et de lui donner une fausse idée sur l’accouchement. «A l’Unité, nous avons appris à éviter le stress, à nous sentir à l’aise dans son corps. Nous avons même appris à communiquer avec notre enfant via les caresses du ventre, la musique, les mots doux. Au moment de l’accouchement, j’étais tellement bien dans ma peau que j’ai réussi, au bout de trois poussées, à aider mon enfant à sortir au grand jour. Présent, mon mari a, lui-même, coupé le cordon ombilical», ajoute-t-elle.

Un appui moral de taille
Autre jeune maman qui s’est fait assister par l’Unité : Chaïma Rekik a été orientée durant sa première grossesse à l’Unité par son gynécologue. «Je n’ai pu adhérer à l’Unité qu’au sixième mois de grossesse. Durant les cinq premiers mois, j’avais beaucoup souffert de certains désagréments, notamment la nausée. Nous étions trois couples qui nous apprêtions à avoir des enfants. Les exercices que nous avons appris, poursuit-elle, nous ont été très utiles. D’ailleurs, ils étaient programmés à raison d’une séance hebdomadaire. Mais je tenais à y assister plus fréquemment et je les reprenais même à la maison. Pour moi, c’était un appui moral de taille que m’accordait toute l’équipe de l’Unité que je tiens, d’ailleurs, à remercier». Chaïma se souvient de tous les détails de cette expérience : le bon accueil, la préparation psychologique, la sophrologie, l’haptonomie, les informations sur la péridurale et la position adaptée à cette technique mais aussi les topos portant sur la grossesse et sur l’accouchement. «Le jour de l’accouchement a été programmé à l’avance. Mon mari était présent et cela m’a apporté beaucoup de réconfort. J’étais très à l’aise et heureuse de voir mon enfant venir au monde», souligne-t-elle. Chaïma est actuellement de nouveau enceinte. Sa première expérience en matière de préparation à l’accouchement sans douleur l’habilitera, sans aucun doute, à réussir son épreuve dans d’aussi bonnes conditions.

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