C’est pratiquement assuré. L’assemblée générale ordinaire de la FTF lèvera la sanction de suspension provisoire du CSChebba et décidera de son retour en Ligue 1. Un heureux dénouement d’un long et triste feuilleton.

Le point le plus important, le point phare inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire de la FTF (organe législatif et instance suprême), qui sera tenue le 11 septembre, est, à coup sûr, la proposition qui sera faite aux associations membres ayant le droit de vote de lever la sanction qui a touché le Croissant Sportif Chebbien (suspension provisoire décidée le 30 décembre 2020) et d’approuver son retour à l’activité en Ligue 1 à partir de la saison sportive 2021/2022, qui débutera le 16 octobre. L’adoption de cette proposition, qui ne fait plus l’ombre d’un doute, permettra de mettre un terme à un an de perdu, à un an de gâchis aussi énorme qu’amer pour un club qui n’a pas raté sa première prestation en championnat d’élite lors de la saison 2019/2020 et qui s’est trouvé empêché de continuer ce beau parcours la saison 20-21, suite à une première décision en date du 17 octobre 2020 de «sa mise en inactivité» par le bureau fédéral pour non respect total des droits d’engagement. Décision qui a donné lieu à un conflit entre les deux parties dont on a mesuré l’absurdité au fil des mois, tellement il aurait pu être résolu en peu de temps et à temps. Le Comité directeur chebbien a choisi d’opter pour un long bras de fer juridique dans les couloirs du Tribunal arbitral du sport à Lausanne afin d’obtenir gain de cause.

La fédération était prête au début à un compromis qui aurait débloqué la situation, mais devant ce qu’elle a considéré comme une atteinte aux principes majeurs et fondamentaux mentionnés dans les articles 14 et 59 des statuts de la Fifa, l’article 46 de la CAF et les articles 15, 16, 74 et 76 de ses propres statuts, elle n’a pas cédé aux pressions et a décidé de mener elle aussi le combat juridique jusqu’à son terme et de répondre du tac au tac pour défendre ses décisions prises.

Quand le TAS saisi a annulé la décision du bureau fédéral du 17 octobre de «la mise en inactivité du Croissant Sportif Chebbien», les dirigeants de ce club ont crié victoire avant la victoire et ont interprété ce verdict en leur faveur comme une décision et une obligation faite à la FTF de les réintégrer automatiquement en Ligue 1, alors que ce n’était pas le cas, le tribunal s’étant limité à casser la décision de leur mise en inactivité sans ordonner cette réintégration et a rejeté pour non recevabilité toutes les autres demandes formulées. Ils ne l’ont compris et ne sont revenus sur terre que lorsque le tribunal a rejeté carrément leur nouvelle demande de statuer sur le fond de la décision du bureau fédéral du 30 décembre concernant «la suspension provisoire» et à défaut de suspendre son exécution. La sanction de suspension provisoire a été donc maintenue à leur grand dam pour violations graves et réitérées des obligations du club envers les statuts et règlements de la FTF (article 15, paragraphe a, suspension), charges lourdes aux yeux du TAS retenues et mentionnées dans les attendus de son verdict.

Le sort du Club Sportif Chebbien concernant son retour en Ligue 1 est, donc, revenu entre les mains du bureau fédéral par le biais de l’assemblée générale ordinaire, chose que n’ont pas appréciée, encore moins digérée les dirigeants du CSChebba qui voulaient un retour en Ligue 1, fruit de gain de cause de leurs recours auprès du TAS et pas suite à une décision d’un bureau fédéral qui n’est plus dos au mur. S’ils ont gagné en partie la première manche (annulation de la décision de la mise en inactivité du 17 octobre 2020), les responsables du club de Chebba doivent accepter le fait qu’ils ont perdu la seconde et principale manche de leur bataille juridique et d’en assumer la responsabilité.

Le président de la FTF est le premier soucieux de tourner cette triste page et de voir le Club Sportif Chebbien retrouver sa place bien méritée dans la Ligue 1. La preuve c’est que la commission nationale d’appel de la FTF, organe juridictionnel indépendant, s’est dessaisie samedi conformément à l’article 81 du règlement intérieur de la fédération, du dossier des multiples amendes infligées par la Lnfp au club pour le renvoyer à cette première instance qui en a pris la responsabilité pour revoir ces sanctions financières, suite à un fait nouveau, le verdict du TAS concernant la décision du bureau fédéral du 17 octobre. Un signe qui ne trompe pas qu’on va vers l’apaisement.

Hédi JENNY

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Un commentaire

  1. Charai Moncef

    30/08/2021 à 09:20

    Il faut rn finir également avec la dictature de cette FTF qui accumule les déboires et les bourdes !

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