En rassemblement depuis samedi dernier, notre onze national entamera ce vendredi la campagne des qualifications au Mondial qatari. Pour Mondher Kebaïer et ses hommes, l’heure de vérité a sonné.

Il n’a pas été remercié après une piètre prestation en match amical, comme ce fut le cas avec Henry Kasperczak avant lui. Pourtant, la prestation de l’équipe de Tunisie lors de sa sortie amicale contre l’Algérie le 11 juin dernier était loin d’être rassurante. La prudence excessive inexpliquée dans un match amical qui a conduit logiquement à la défaite et, surtout, les choix de Mondher Kebaïer y sont pour beaucoup, si ce n’est la cause principale d’un échec cuisant. Le champion d’Afrique en titre nous a battus à la régulière sur le score de 2-0. La note aurait pu être plus salée si les Algériens avaient poussé un peu plus. Par courtoisie, sans doute, ils nous ont épargné l’humiliation. Nous disions courtoisie, car sur le plan footballistique, nous n’avions rien prouvé… de bon.

Pas de grand dernier rempart…

Si nous revenions sur la prestation amicale de l’équipe nationale contre l’Algérie, car c’était le dernier test grandeur nature avant les choses officielles. Depuis, et si on se réfère à la liste annoncée jeudi dernier, on se trouve aujourd’hui face à un problème de taille que nous sommes obligés d’évoquer encore une fois en quelques lignes vu son importance. Les spécialistes du football vous le diront : si une équipe veut réussir un grand tournoi, il faut qu’elle dispose d’un gardien de but qui rassure. Or, à ce jour, le sélectionneur national tâtonne encore et fixe à chaque rassemblent un premier élu, tantôt Farouk Ben Mustapha, tantôt Moez Hassan. Or, ni l’un, ni l’autre n’est titulaire dans son club. Et s’il a gardé Ben Mustapha, promu de nouveau au premier rang, alors qu’il est remplaçant à l’EST, il l’a fait seconder de deux novices en sélection, Béchir Ben Saïd et Ali Jemal. Or, comme nous le disions dans une précédente édition, ce n’est guère le moment de faire des essais car il ne s’agit pas d’une fenêtre Fifa réservée aux matches amicaux. Le plus judicieux aurait été de garder Moëz Ben Chérifia. Lui, au moins, il a l’expérience de l’Afrique et il est en plus compétitif.

Des choix très défensifs

Prudence quand tu nous tiens ! Une lecture dans la liste de Kebaïer révèle son penchant « excessif » à la prudence et au jeu porté sur la défensive. Outre la convocation de 10 défenseurs de premier rang, il a convoqué un seul joueur de champ évoluant en championnat national, Mohamed Ali Ben Romdhane, un milieu central. La seule excuse qu’on peut accorder au sélectionneur national est que le joueur en question participe à la phase offensive même si son premier rôle est d’ordre défensif. L’entrejeu est composé de trois autres milieux centraux, Ferjani Sassi, Anis Ben Slimane et Aïssa Laidouni. Des choix trop défensifs pour une sélection nationale censée aller chercher des victoires et, par conséquent, jouer plutôt offensif. Certes, Saâd Bguir et Hamza Rafia sont des milieux offensifs, mais à eux seuls, ils ne peuvent faire grand-chose si les trois lignes ne sont pas rapprochées. En attaque, le sélectionneur national persiste à faire les mêmes choix en imposant, entre autres, Youssef Msakni,  loin d’avoir le niveau requis pour jouer en sélection. Quant à Wahbi Khazri, cela fait un bon moment que ses coups de pied arrêtés ne sont plus percutants.  Mondher Kebaïer a fait ses choix. Il en assumera  seul les conséquences. Il n’a pas droit à l’erreur face à la Guinée équatoriale, puis contre la Zambie. Le moindre faux pas lui sera fatal.

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