Nul ne peut oublier que la révolution du 14 janvier a été déclenchée pour des objectifs clairs, à savoir l’emploi, la liberté et la dignité. Malheureusement, presque rien de tout cela n’a été réalisé, surtout dans le domaine de l’emploi, un domaine vital pour la jeunesse.

D’après les experts , le salut et le sauvetage du pays de la délicate situation actuelle socioéconomique résident  principalement  dans l’investissement.

D’ailleurs, M. Slim Kaâbi, manager du bureau RAI (Représentation, Assistance et Intermédiation), nous a signalé que l’investissement demeure la solution majeure et adéquate pour vaincre le chômage et que, déjà, le pays a perdu 10 années pour concrétiser des solutions économiques afin de combattre la pauvreté et  réduire le taux du chômage.

Il nous a signalé que si l’investissement est le meilleur programme pour sauver une jeunesse perdue, l’Etat devra appliquer les lois concernant l’investissement et garantir les fonds nécessaires dont les prérogatives existaient depuis plus de 50 ans. Il manque seulement l’information et rien que l’information !

Obtenir des résultats encourageants

Il a ajouté que si les jeunes connaissent bien l’Apii, l’Apia, le Fonapram (Fonds national de promotion de l’artisanat et des petits métiers)et le Foprodi (Fonds de promotion et de décentralisation industrielle), rares sont ceux qui connaissent la Sicar (société d’investissement à capital risque), le Cepex (Centre de promotion des exportations), le Foprodex (Fonds de promotion des exportations), la Sotugar (Société tunisienne de garantie), la Cotunace (Compagnie tunisienne d’assistance pour le commerce extérieur), le Factoring (paiement des ventes à crédits), l’Ins (Institut national de la statistique), la Microfinance (entreprises octroyant des micro crédits), les divers centres techniques sectoriels, les chambres de commerce et les groupements professionnels.

Slim Kaâbi nous a indiqué qu’il a proposé dès 2017 aux autorités compétentes nationales la création d’une structure  nationale chargée d’informer et d’assister les promoteurs mais aussi de réunir les représentants des organismes précités à savoir : «la maison de l’investisseur».

Mais pour réussir ce programme, a-t-il ajouté, il est urgent de stopper l’importation sauvage!!En outre, des séminaires périodiques devraient être organisés par la maison de l’investisseur en collaboration avec le Commissariat général au développement régional (Cgdr).

Les divers centres techniques sectoriels peuvent y participer à travers leurs conseils.

A titre d’exemple, l’huile d’olive et les dattes sont deux secteurs pouvant créer de l’emploi et obtenir des résultats encourageants en se consacrant à l’exportation de ces produits à l’état conditionné et non en vrac. Si, en 2020, l’exportation de l’huile d’olive a permis d’engranger 2.400 milliards de nos millimes , on aurait pu doubler ce chiffre en orientant nos exportations vers l’Afrique et l’Asie.

Pour les dattes,il faut arrêter  l’exportation en vrac et veiller à embellir les boîtes d’emballage car les dattes tunisiennes conditionnées se vendent en Europe  au prix de 20 dinars le kg.

Il ne faut pas oublier que les secteurs de l’habillement et des chaussures ont une place de choix dans le domaine de l’exportation. En 2010,les exportations de chaussures ont réalisé un chiffre de 811 milliards. En  2020, le montant des exportations a atteint 1.350 milliards de nos millimes.

Évoquant le rôle de la Maison de l’investisseur, il a indiqué que les représentants des divers organismes précités devraient orienter tout opérateur en lui clarifiant les prérogatives de ceux-ci.

Il a ajouté que le problème majeur réside dans l’ignorance des lois se rapportant à l’investissement, la création du projet, la commercialisation du produit, l’exportation…

Les séminaires qui seront organisés par la Maison de l’investisseur constituent une démarche nécessaire pour orienter et encourager  tout jeune promoteur pour lancer et démarrer son projet ainsi que toute entreprise pour développer  sa production sur les plans quantitatif et qualitatif.

Sans oublier que l’Etat a créé des unités d’encadrement des investisseurs dans chaque région afin d’assister tout promoteur dans ses démarches auprès des administrations intervenantes.

Il a signalé que la réussite dans le domaine de la création des richesses dans les régions de l’intérieur du pays devrait stopper l’exode rural vers les zones urbaines nanties.

En conclusion, la Maison de l’investisseur permettra non seulement d’informer et d’assister tout promoteur, mais aussi de favoriser le développement régional, longtemps planifié et ce, depuis l’indépendance du pays.

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