Le Comar d’or en langue française a été décerné à Sofiane Ben Farhat pour «Le chat et le scalpel», et en langue arabe, à «Kiyamat al Hachachine» de Hédi Timoumi.

Un quart de siècle ! Voici l’âge du prix littéraire Comar d’or qui a démarré il y a 25 ans et qui a grandement contribué à l’encouragement de l’écriture romanesque, aussi bien en langue arabe que française. Samedi soir, 3 romans en langue française et 3 romans en langue arabe ont été primés.

Très peu nombreuses sont les entreprises économiques en Tunisie qui se sont engagées à soutenir les arts et surtout la littérature… 2021 est une célébration d’une entreprise réussie et de soutien à la création littéraire depuis 25 ans sur une initiative de Monsieur Rachid Ben Jemii. En chiffres, de 1997 à 2020, 74 romans en langue arabe et 77 romans en langue française ont été primés. Présents à cette cérémonie restreinte et dans le strict respect des conditions sanitaires, le ministre des Affaires culturelles par intérim M. Habib Ammar, M. Hakim Ben Yedder, directeur général des assurances Comar et M. Lotfi Hadj Kacem, DGA des assurances Comar. Cette 25e édition a vu les hommages rendus à quelques membres du jury ayant participé à cette extraordinaire aventure, comme Mahmoud Tarchouna, Abdelwahed Brahem, Mounira Chapoutot, Rabaa Abdelkefi , Mohamed El Kadhi et Anouar Attia. Le palmarès de cette édition se présente comme suit :

Romans en langue française

Prix Comar d’or : «Le chat et le scalpel» de Soufiane Ben Farhat ; Edition Nirvana. Commentaire du jury : «Un récit qui évoque les conséquences atroces de la révolution tunisienne de 2011… Qui brille aussi par son écriture imagée et poétique qui suggère plus qu’elle ne dit»

Prix Spécial du jury : «Adieu Maman, redites-moi la vie» de Tahar Ben Meftah, Edition Nirvana. Commentaire du Jury: «Un roman bien structuré qui tient le lecteur en haleine soutenant une tension qui mobilise l’esprit et le cœur».

Prix Découverte : «Cassure obligée» de Oualid Hamdi (3 tomes) Zeyneb Édition. Commentaire du Jury : «Ce roman révèle un jeune romancier, conteur hors pair à qui l’âme humaine et ses contradictions n’ont pas de secrets»

Romans en langue arabe

Prix Comar d’or : «Kiyamat al Hachachine» de Hédi Timoumi, Miskilani Edition. Commentaire du jury : «Une œuvre littéraire qui s’est distinguée par sa puissance linguistique, sa trame narrative et l’originalité de son sujet».

Prix Spécial du Jury : «Tanita» de Abdelkader Eltifi, Miskilani Edition. Commentaire du jury : «Un roman paisible qui mêle le sens de l’observation au suspense et qui traite des problématiques humaines profondes».

Prix Découverte : «Les cauchemars du paradis» de Fouad Khalifa Chabir, Wachma Edition. Commentaire du Jury : «Une boîte de Pandore qui n’en finit pas de se remplir et de se désemplir depuis que l’humanité a connu la faim et la cupidité. Un roman qui raconte comment l’être humain creuse le fossé de sa propre décadence avec un style captivant».

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