Certes, les chiffres de 2010 demeurent le rêve des responsables mais des lueurs réjouissantes illuminent un ciel gris pour un secteur qui a trop souffert depuis l’après 14 janvier. Son rôle de principal employeur dans ces contrées lui a été fatal :grèves, sit-in et revendications salariales, trop de trop, la CPG a atteint le stade d’agonie. Bref, ce trust semble retrouver sa verve et l’administration peut se frotter les mains après que la tempête s’est calmée. Au vu du carnet de bord, on retrouve le sourire mais le chemin est très long pour voir le bout du tunnel.
Un arrêt sur image laisse dégager la production de 423 milles tonnes de phosphate commercial pour le mois de juillet dernier et c’est la production la plus élevée depuis le début de l’année en cours. Tous les sites fonctionnent à plein régime, hormis celui de Redeyef en arrêt forcé depuis la fin de 2020. Et sans verser dans un optimisme béat, l’on commence à remonter la pente même si elle est raide. Lors du 1er semestre de l’année en cours, la production a atteint 700 milles tonnes pour dire qu’elle est en deçà de 36 % de ce qui a été prévu. Avec l’accalmie que connaît le bassin minier, les responsables tablent sur une moyenne mensuelle de450 milles tonnes avec l’espoir de voir l’état de siège levé à Redeyef.
Ce tableau de marche ,qui a enlevé une épine des pieds des responsables, a permis à la CPG de refidéliser ses principaux clients à savoir le GCT de Gabés et Skhira et la société indienne TEFERT avec 1800 000 tonnes. L’optimisme reste de mise même si le jackpot de 2010 (8 millions tonnes) demeure jusque là insaisissable car seules 2 millions tonnes ont été produites au cours des 3 dernières années.
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Charger plus par Hafedh Trabelsi
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