En cette matinée du 15 septembre, sous un ciel bleu et une brise légère, les 76.000 écoliers (313 écoles) et 45.000 collégiens et lycéens (80 collèges et lycées) ont repris le chemin de leurs établissements éducatifs.

Et si beaucoup de ces établissements ont pris les dispositions nécessaires concernant le protocole sanitaire, avec la présence de bavettes, de gel hydroalcoolique et de produits d’hygiène, d’autres, surtout en milieu rural, n’ont pas accès même à l’eau potable. Et même les 130 écoles reliées aux réseaux des groupements hydrauliques souffrent de coupures d’eau pour non-paiement des factures.

En outre, 10% des établissements scolaires n’ont pu avoir cours faute d’enseignants, dont en attend les nominations. Et certains collèges et écoles (le collège El Khadra, le collège Bir El Ouessfane, l’école de Gtifet, l’école Ras El Itha) n’ont pu accueillir les élèves à cause des parents qui ont refusé que leurs chérubins continuent de fréquenter ces établissements dont l’infrastructure délabrée, les murs lézardés, les vitres cassées et les toilettes bouchées  mettent leur vie en danger. N’oublions pas d’évoquer, dans ce contexte, le cas du lycée «Kairouan» construit en 2006 pour une enveloppe de 2 milliards et qui souffre aujourd’hui de beaucoup de vétusté, à tel point que 14 salles de classe sur les 27 existantes ont été fermées, surtout que de gros morceaux de briques sont tombés des plafonds, outre les fuites d’eau dans les canalisations des blocs sanitaires, les murs lézardés, les fissures dans les couloirs et les imperfections dans les escaliers qui risquent de s’écrouler.

Il va sans dire que la direction régionale de l’éducation a décidé de mener une enquête technique qui dévoilera les coupables, à savoir les entrepreneurs et ceux qui ont donné leur accord pour la réception définitive de tout le bâtiment.

Témoignages

Devant l’école 2-Mars (Kairouan-Sud) qui compte 1.100 élèves et 48 instituteurs, la plupart des élèves accompagnés de leurs parents étaient contents de reprendre le chemin de l’école dans des conditions normales et avec le respect du protocole sanitaire. Mme A.R., mère de deux enfants, nous confie non sans optimisme : «Grâce à toutes les journées de vaccination massive, la situation sanitaire s’est nettement améliorée. Maintenant, j’ai confiance en l’avenir de mes enfants. Exit donc la phobie du virus et nous devons continuer à respecter les règles d’hygiène et de distanciation sociale avec le port des bavettes obligatoire, surtout en classe…».

Pour ce qui est du transport scolaire, la Sonatrak a mis à la disposition de tous les élèves 116 bus, dont le nombre atteindra prochainement 132 en milieu urbain et en particulier rural.

Et 12 guichets ont été ouverts, à partir du 6 septembre, pour l’achat des abonnements, en attendant la concrétisation de l’opération de l’achat en ligne.

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Un commentaire

  1. Maghzaoui

    16/09/2021 à 18:09

    Hier au soir, j’ai vu au téléjournal de la chaîne TV Watania 1, un reportage spécial sur l’entrée scolaire à Tunis la capitale. Je vous avoue que je suis resté bouche baie pendant de longues minutes avec beaucoup de stupéfaction, le fait de voir la capitale Tunisienne complétement délabrée et sale, des trottoirs carrément enfoncés, squattés par des vendeurs à la sauvette, des piétons mélangés aux voitures et aux tramays et dont les rails sont envahis par des mauvaises herbes, ces piétons qui traversent les rails dans tous les sens et sans le moindre respect des normes minimales de la vie d’une société responsable.J’ai aussi constaté l’absence totale de la municipalité de la ville de Tunis, pas un seul passage piétons repeint pour l’occasion et pas un seul agent de police municipale en fonction près des écoles pour aider les enfants et leurs parents à traverser la route en sécurité, bref c’est la pagaille et l’indiscipline purement Tunisienne, je suis vraiment triste de voir mon pays prendre la direction de la dérive totale ! Réveillez-vous mes frères avant qu’il soit trop tard pour nos futures générations et dont l’incivilité commence à prendre racine à la manière de nos adultes.hélas.

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