Bien que située dans une très belle zone montagneuse où les plantations du thym, de romarin, d’armoise, de marrube et des lauriers se côtoient, outre les petites collines, où les arbustes embaument l’atmosphère, l’école primaire Aouled Ayar, fréquentée par 120 élèves, est toujours boudée par les instituteurs, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, cette école est située à 40 km de Oueslatia-centre, dans une zone très isolée, sans aucun logement administratif, ni épicerie (pour acheter du pain, il faut parcourir 7 km), ni transport rural à cause d’une piste impraticable à la moindre pluie, rendant l’accès à l’école impossible pendant plusieurs jours.

Ainsi, la rentrée scolaire 2021-2022 a démarré avec le directeur et un seul instituteur, en attendant l’arrivée de suppléants qui tarderont, comme chaque année, à venir. En outre, l’école Aouled Ayar souffre du problème du manque d’eau potable et doit recourir à des citernes insalubres pour être alimentée en eau potable. C’est pour toutes ces raisons que le phénomène de l’abandon scolaire est très élevé, surtout en milieu rural, à cause d’une infrastructure défaillante.

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Un commentaire

  1. Maghzaoui

    17/09/2021 à 23:44

    Tout est défaillant en Tunisie depuis que Ennahdha est arrivée au pouvoir,dès qu’il pleut un peu les pistes deviennent impraticables et les écoles sont inatteignables sauf à dos d’âne, comme disait une connaissance, l’état doit offrir des ânes aux familles ou goudronner les pistes menant aux écoles éloignées et le choix appartient aux décideurs.

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