Fadhel Abdelkefi,

économiste, homme d’affaires et politicien

 « La capacité de la Tunisie de sortir de sa crise économique, et de se transformer en dragon africain, à condition que ses enfants conjuguent leurs efforts à travers le changement du modèle de développement. Afek Tounès s’adresse au peuple tunisien à travers les programmes économiques et sociaux alternatifs, en mesure de répondre à leurs aspirations  et de rompre avec les modèles de développement ayant prouvé leur échec. Je suis disposé à répondre à un éventuel appel du président de la République, afin d’occuper une responsabilité gouvernementale, soit en tant que chef du gouvernement, ou en tant que responsable du portefeuille économique, ce véritable péril imminent en Tunisie, à l’heure actuelle. Je suis également disposé à former un gouvernement restreint ne dépassant pas les 15 membres, qui seront choisis sur la base de la compétence et non l’allégeance à sa personne. Ils auront un programme clair pour entamer directement les réformes économiques. Le budget de la Tunisie est passé de 18 milliards dinars à 54 milliards de dinars en moins de dix ans. Parallèlement, tous les moteurs de croissance (phosphate, tourisme, exportations…) étaient en panne, ce qui a créé un déficit au niveau du budget de l’Etat. La Tunisie emploie 680 mille fonctionnaires pour 12 millions d’habitants et la fonction publique coûte à l’Etat 21 milliards de dinars en termes de masse salariale. La Tunisie aurait tous les attributs de réussite si l’Etat se met d’accord avec les politiques et les organisations nationales ».

 

Anis Ben Abdellah,

expert-comptable

« Le secteur immobilier a connu plusieurs mutations au cours de ces dix dernières années, notant que le taux de bénéfice a diminué depuis 2011. Le prix du mètre carré a beaucoup augmenté, à l’instar des coûts de la main-d’œuvre, des matières premières, et des taxes. Egalement, la dépréciation du taux de change du dinar a gravement affecté le secteur de l’immobilier en Tunisie, ainsi que les prix des matières premières importées. Aussi, le retard de la vente des biens immobiliers conduit à l’augmentation de son prix. Il est impératif de faire attention aux répercussions de la crise du secteur de l’immobilier, touchant notamment les banques. Le secteur bancaire n’a pas bien évalué l’adéquation entre la nécessité d’acquérir un bien immobilier et les projets financés par les banques ».

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