Personnage haut en couleurs, truculent, chaleureux et irrémédiablement tunisien, Norbert Saâda accepte enfin de se raconter. Pour cette histoire pleine de souvenirs et pavée de gloire, il choisit de demander sa préface à Alain Delon. Et bien sûr, cela donne le ton. Car toutes ces étoiles du grand écran qu’il a côtoyées étaient ses amis et les compagnons d’un parcours lumineux.

A plus de 80 ans, cet homme, à l’éternelle jeunesse, raconte avec tendresse, nostalgie, et bonheur une enfance et un passé coloré, parfumé, vibrant d’amitiés, de musiques, de sport, fécond de rencontres, dense de mésaventures joyeuses.

Né à Gabès, au sein d’une famille nombreuse, il monte à Tunis pour des raisons de santé. Il y restera pour une scolarité chaotique et fantaisiste, entre des parents séparés, un père commerçant prospère, et une maman militante communiste engagée dans la lutte pour l’indépendance, qui saura lui inculquer le sens des réalités. Pendant très longtemps, d’ailleurs, à Tunis, Norbert Saâda sera connu comme le loup blanc, non pas en tant que le grand producteur qu’il est mais en tant que le fils de Gladys Adda.

Puis vint le temps des copains, celui de Saint Germain des Prés, lieu mythique de toutes les fêtes, où il rencontre Sacha Distel, Jean Pierre Cassel, Bardot, Jeanne Moreau, Jean Claude Brialy, Belmondo, Alain Delon, en un mot tous ceux qui donneront au cinéma français sa grande époque.

Avec humour, panache et dérision, il raconte ses amitiés avec Aznavour, Hallyday, Depardieu….

L’enfant de Gabès a connu tout le monde, a travaillé avec le gotha des stars, a été reçu par les ducs et les duchesses avec qui il a joué à la belote jusqu’à tard la nuit.

Il a mené une carrière flamboyante, a produit les plus grands films, sans jamais oublier sa Tunisie natale.

Des années 60 aux années 90, il a été un des plus grands producteurs, dernier nabab d’une époque glorieuse, traçant une route que seuls le plaisir et la passion dessinaient.

Aujourd’hui, dans ce livre, il la partage avec nous.

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