Comme d’autres écuries notoires prestigieuses du football tunisien, la JSK a touché le fond lors de la saison dernière. Jamais elle n’a chuté aussi bas avec trois points totalisés toute la saison ! Une médiocrité criarde et consternante. Cette JSK, tout comme l’ASM, le COT, le SRS, EMahdia, sont des monuments de notre mémoire sportive. Quand ils vont mal, nous sommes inquiets. Les Kairouanais ne peuvent s’en vouloir qu’à eux-mêmes : c’est à cause de leur démission totale qu’ils ont permis à un groupe de faux dirigeants, représentant des gens corrompus et des «escrocs», de s’emparer du club pour des années. Les repères du club ont été perdus : la qualité des dirigeants, les moyens bien déployés, le cru et la production de jeunes footballeurs. On comprend alors pourquoi la JSK est devenue une équipe prenable, fragile et sans la moindre valeur. C’est que les joueurs et les dirigeants se sont permis même le culot de jouer avec la dignité et le prestige de la JSK avec des matches truqués (il n’y a pas que le match de l’US Ben Guerdane).

Quand un club est touché dans ses valeurs et dans sa dignité par ses propres enfants, la fin est triste. Maintenant, la JS Kairouanaise essaye de se relever pour revenir en Ligue 1. Cela peut arriver, cela peut ne pas arriver, mais une chose est sûre, le club est actuellement entre de bonnes mains. Le nouveau comité qui s’installe connaît les rouages, bénéficie du respect de la large partie du public. La tâche est très ardue, l’héritage est tellement catastrophique. C’est une JSK en ruine qu’il faudra reconstruire doucement avec des valeurs et des gens valeureux. Les résultats vont devoir suivre. Le plus important, c’est de se débarrasser de tous ces intrus et incompétents qui ont profité du vide pour s’installer. La JSK est sûrement sur la bonne voie.

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