Les uns se rebiffent, les autres sont à l’affût d’informations qui peuvent discréditer la CAF et redorer le blason de l’Espérance Sportive de Tunis suite à une décision injustifiable et indigne à plus d’un titre qui reflète la situation kafkaïenne du sport africain.
Sport et politique  s’enchevêtrent  au sein de l’Instance africaine où certaines parties très influentes tirent les ficelles du jeu sans laisser de trace et enveniment davantage le paysage de la scène sportive. A défaut de preuves tangibles, les prises de positions se nourrissent  de rumeurs et l’intégrité courbe l’échine sous le poids de  la corruption des institutions et arrangements des matches dans les coulisses. Sepp Blatter, ancien président de la Fifa, qu’on croyait intègre, a fini par démissionner en 2015 suite à une série de scandales  sur fond d’implication de plusieurs membres de la plus haute instance sportive dans le monde dans des affaires de corruption en rapport avec l’organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar. On ne badine pas avec la souveraineté nationale et la majorité des Tunisiens n’ont pas gobé les raisons évoquées par la CAF pour faire rejouer la finale de la Ligue des champions sur un terrain neutre. Mais les dés sont jetés et il faut attendre le résultat du recours de l’EST au Tribunal Arbitral Sportif. Un tel dossier se prépare méticuleusement  par des experts aguerris.
Pour rappel, le TAS avait donné une suite favorable à l’appel interjeté en février 2015 par la Fédération marocaine  qui a pu ainsi disputer les éliminatoires de la CAN en 2017 et 2019.

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