La Tunisie figure parmi les pays les plus exposés aux risques les plus importants de déficit en eau, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Avec une disponibilité de 470 m3/habitant/an, le pays est classé en situation de stress hydrique. Pis encore, la surexploitation des nappes phréatiques dans tout le territoire national, l’intrusion marine et la pollution ne font qu’accélérer la dégradation des ressources dont 1/4 a déjà fait les frais.

L’explosion des besoins en eau en Tunisie est liée à la croissance démographique, à l’urbanisation et à la diversification des activités économiques. D’autant que l’agriculture totalise 83% des quantités totales utilisées.

Les projections climatiques simulées par l’Institut national de la météorologie indiquent qu’en considérant un scénario moyen, on verra une augmentation de la température de plus de 1 degré d’ici 2050 et de plus de 2 degrés d’ici 2100, tandis que les précipitations pourraient diminuer de 20% d’ici 2100. Les phénomènes extrêmes comme les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur devraient devenir plus fréquentes. Ces changements auront des conséquences directes sur l’approvisionnement en eau en Tunisie. Pourtant, les services compétents et les autorités concernées se contentent de vaines palabres, sans jamais passer à l’acte salvateur.

Les solutions n’en manquent pas

Vu l’importance des ressources hydriques pour la survie des gens, de l’équilibre faune et flore, la prévention contre le stress hydrique constitue une préoccupation de taille et une question qui n’a jamais été autant pressante. D’où la nécessité de revoir le mode de gouvernance y afférent.

L’autorité de tutelle est, au demeurant, appelée à adopter les solutions qu’il faut. On peut, dans ce sens, procéder, à l’instar des pays les plus avancés, en la matière et mettre en œuvre des méthodes de récupération de l’eau de pluie ou de l’eau de mer. Le dessalement par une osmose inverse ou encore par une technologie thermique sont également des solutions à adopter en toute urgence. Car le manque d’eau est un enjeu planétaire.

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