Le Conseil municipal «gelé» de Zarzis a tenu sa quatrième assemblée ordinaire, à distance, samedi dernier, sous la présidence du maire de la ville, Dr Mekki Lourayedh, et en présence des mêmes membres, les plus proches, connus par tout le monde et qui se comptaient sur les doigts d’une main.

On attendait des nouvelles sur l’infrastructure de base ainsi que sur des projets dans le cadre de la vie sociale, mais rien.

Le Conseil s’est limité à passer en revue ce qui a été réalisé les derniers mois. Et le bilan s’est avéré négatif.

En effet, le maire a débuté la séance par présenter de nouveau les condoléances de la municipalité aux familles des deux agents décédés dernièrement et dont l’un d’eux était victime d’un coup de soleil. A signaler que ces deux défunts n’ont pas été remplacés, il y a déjà plus d’un mois.  Ensuite, il a rappelé brièvement l’accord de déplacer la caserne de sa place actuelle ainsi que le Pôle technologique qui verrait le jour à l’avenir, sans oser mentionner que ce feuilleton traîne toujours en longueur et que l’attente a trop duré.

Côté environnement, «s’il y a des réserves émises de temps à autre par les estivants, c’est parce que l’Agence de protection du littoral (Apal)  a débuté les travaux de nettoyage et d’aménagement de la plage le long de la côte à la fin du mois de juillet», a-t-il signalé. Quant au retard dans l’exécution de quelques chantiers, le maire a dit que l’entrepreneur chargé de ce travail s’est absenté en raison des préparatifs pour le Sommet de la francophonie prévu  les 20 et 21 novembre prochain à Djerba. Comme s’il n’y avait pas de cahier des charges qu’il faut respecter.

Le maire a aussi déclaré que la commune va couvrir la route qui longe le littoral d’une couche d’enrobé, alors qu’elle l’est déjà ! Elle est en très bon état à l’instar de la route de Djerba, celle de Médenine et celle qui mène à Ben Guerdane. «Il s’agit là d’une plaisanterie», ont rétorqué des taximen, les mieux placés pour juger l’état des routes. Et d’ajouter : «Dans la localité de Souihel, les routes qui mènent vers l’hôpital, les écoles ou les cimetières sont soit détériorées soit des pistes», C’est ce qui explique leur refus parfois de s’y rendre. Les trottoirs et l’éclairage public font également défaut dans cette zone touristique.

A noter que le seul projet inauguré par la commune de Zarzis durant cette dernière période est  le cimetière nommé «Les jardins de l’Afrique».

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