La Tunisie est, pour la quatrième fois de son histoire, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle siégera ainsi de nouveau au Conseil de sécurité en 2020-2021 suite à son élection, vendredi, à une large majorité, par les 193 pays membres de l’ONU. Notre pays avait siégé à trois reprises dans cet organe exécutif majeur de 15 membres de l’Organisation des Nations unies : 1959-1960, 1980-1981 et 2000-2001. Un Conseil qui, selon la Charte des Nations unies, a pour mission de maintenir la paix dans le monde, d’établir les éventuelles sanctions internationales et de lancer, si nécessaire, une intervention militaire.

Les décisions du Conseil de sécurité ont force exécutoire et ses membres ont obligation de se réunir en cas de crise exceptionnelle. Par ailleurs, ce Conseil invite les parties à régler leurs différends en usant des moyens pacifiques. Dans certains cas, il peut avoir recours à des sanctions pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. C’est dire l’importance de son rôle et l’honneur et le prestige qui rejaillissent sur un pays qui y siège.

A l’annonce de cette nouvelle consécration qui honore la Tunisie, le président de la République a adressé au ministre des Affaires étrangères une correspondance dans laquelle il exprime à l’adresse de notre diplomatie ses vives congratulations pour toutes les performances dont elle a fait preuve dans les divers volets où elle est intervenue.

Le chef de l’Etat a remercié personnellement, à travers le ministre, toute la famille diplomatique pour tous les efforts spécialement consentis, avec imagination et abnégation, qui ont eu pour fruit d’élever notre pays au rang qui vient de lui être accordé de par cette haute responsabilité. Ce qui l’habilite à poursuivre sa contribution à l’établissement de la paix et de la sécurité internationales conformément aux objectifs et principes de l’ONU et sur la base des constantes de sa politique extérieure.

Et le président de relever tous les défis particuliers que la diplomatie tunisienne a dû relever en cette période tout à fait particulière de l’histoire de notre pays, et dans les conjonctures spéciales qu’ont connues diverses régions du monde. Ce qui a confirmé son crédit à l’échelle aussi bien internationale que régionale. Comme l’ont si bien confirmé diverses manifestations organisées en Tunisie ou qui vont l’être très bientôt, comme le 30e Sommet des Etats arabes en 2019, l’organisation en 2020 du sommet de la Francophonie ou encore les multiples médiations et missions internationales que la Tunisie assume discrètement mais résolument dans toutes les régions du monde et que son entrée au Conseil de sécurité va valoriser davantage, lui offrant l’opportunité d’améliorer encore ses aptitudes diplomatiques au service de la paix, de la justice, de l’égalité, de la démocratie et des droits de l’Homme.

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