L’inauguration officielle du pavillon tunisien a été fort remarquée par un panel d’interventions focalisées sur la thématique écologique et les problèmes qui  y sont liés.

A son deuxième jour, le salon Pollutec, ouvert mardi à Lyon, continue à séduire ses fidèles et susciter l’intérêt des professionnels de l’environnement, ceux qui se penchent sur son devenir, avec en toile de fond des solutions d’innovation et de durabilité. Mais, hier, tous les regards étaient tournés vers le pavillon de la Tunisie, pays invité d’honneur. D’ailleurs, «la Journée de la Tunisie», fêtée en grande pompe, fut le moment fort de la matinée.

Efficacité énergétique

A l’occasion, Nizar Ben Neji, ministre des Technologies de la communication, déjà confirmé dans son poste au sein de la nouvelle formation Bouden, et la délégation l’accompagnant, ont fait le tour du salon, prenant connaissance des stands des exposants publics et privés. Il a présidé l’inauguration officielle du pavillon national, fort marquée par un panel d’interventions focalisées sur la thématique écologique et les problèmes qui y sont liés. Ben Neji a mis en valeur la participation tunisienne et sa bonne préparation à ce salon d’envergure. « Le but étant de partager le savoir, le savoir-faire et de ramener des solutions censées résoudre les problèmes en relation avec l’énergétique et la transition environnementale », souligne-t-il, évoquant que les TIC constituent un secteur autant énergivore que pollueur, rejetant des déchets électroniques. Cela étant, Il faut agir autrement, en tenant compte de son efficacité énergétique. De même pour l’énergie, l’industrie, le transport, le tourisme et l’agriculture, tous reconnus comme source de pollution. Faut-il, alors, changer nos modes de production et de consommation ?

Recours aux technologies propres

Nouvellement nommée à la tête du ministère de l’Environnement, Mme Leïla Chikhaoui Mehdaoui est intervenue en visio-conférence pour donner à l’auditoire un aperçu de la politique nationale en la matière. «La Tunisie a élaboré et déployé de nombreux programmes de dépollution industrielle, de lutte contre la pollution marine, plastique et de l’air, de réduction des émissions des gaz à effet de serre, d’assainissement des eaux usées, d’incitation aux énergies renouvelables et aux technologies propres », passe-t-elle en revue. Des efforts qui s’inscrivent dans l’objectif du développement durable aux enjeux bas carbone, changement climatique, économie bleue et circulaire, ainsi que l’appui à la décentralisation. L’essentiel est de s’impliquer, volontiers, dans une économie verte à forte valeur ajoutée écologique. Voire un recours aux technologies propres. Une alternative, en quelque sorte. Certes, l’innovation écologique nous dicte de nouvelles réformes tant institutionnelles que réglementaires.

Transition à double sens

Pollutec, c’est aussi la vitrine promotionnelle des solutions environnementales qui sont de nature à booster la relance économique. Et la présence de la Tunisie, comme hôte d’honneur, dans ce salon n’est pas fortuite. «Depuis tous ces derniers mois, on a beaucoup échangé sur tous les projets dans les domaines de l’eau, des déchets, de la transition énergétique. Et on a constaté à quel point ces projets sont porteurs de solutions, avec des enjeux importants», témoigne Alexis de Gérard, directeur du salon. Selon lui, les technologies sont indispensables pour rendre ces solutions possibles et plus efficaces. Pour le P.-d.g. de la Steg, cette transition numérique devrait être couplée avec une transition écologique sur la base de nos engagements nationaux à respecter les normes environnementales. Soit une transition à double sens.

Charger plus d'articles
Charger plus par Kamel FERCHICHI
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire