Dans les dédales du salon, aux différents stands et pavillons, la question de l’environnement et ses dérivés a toujours fait débat. Penser l’écologie autrement, c’est bien le maître mot.

Vendredi dernier, le rideau est tombé sur le salon Pollutec, qui s’est déroulé du 12 au 15 de ce mois à Lyon, où la Tunisie a été invitée d’honneur de cette édition 2021. Quatre jours durant, visiteurs, exposants et professionnels de l’environnement ont tiré profit des innovations technologiques dans ce secteur et les alternatives économiques pour jeter les bases du développement durable. L’option pour les énergies renouvelables, l’économie verte et circulaire, la valorisation des déchets et la gestion des ressources en eau sont autant de solutions novatrices qui peuvent inverser la tendance économique et révolutionner l’univers écologique. Cette transition énergétique devrait ainsi s’inscrire dans la durée.

Penser global, agir local

Dans les dédales du salon, aux différents stands et pavillons, la question de l’environnement et ses dérivés a toujours fait débat. Penser l’écologie autrement, c’est bien le maître mot. Mais aussi le sésame d’une vie propre et durable dont chacun a droit. Idem pour les générations futures. Antoine de Saint-Exupéry, une figure de proue lyonnaise, le disait depuis maintenant un siècle : «Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants». Cette tirade, placardée sur le flanc d’un stand, résume bel et bien une philosophie écologique incarnant un certain état d’esprit. Le sens de l’engagement humain face à son environnement. Une écocitoyenneté pure et simple ! Mais, cette culture doit être traduite dans les faits. El là, organisateurs, exposants et investisseurs semblent en être tous conscients. D’où il est temps de changer de vision et d’actions, si l’on voudrait vraiment se réconcilier avec la mère nature. Penser global et agir local est aussi de mise. Il y va de la responsabilité de tous. Soit un enjeu planétaire qui exige de nouveaux modèles de développement. Pollutec 2021 s’est voulu, ainsi, un marché international d’équipements, des technologies et des services porteurs de solutions aux problèmes de l’environnement. Y ont été exposés des engins de compostage, conteneurs poubelles intelligents, collecteurs de déchets alimentaires, éco-constructions de pointe, techniques de gestion des eaux et plans d’aménagement du littoral plus résilients aux aléas du climat.

Nos start-up en vedette

La participation tunisienne a également été rehaussée par une délégation de 80 officiels, décideurs, investisseurs, entreprises publiques et privées et des start-up porteuses d’idées et d’éco-projets. Olfa, jeune docteur en biotechnologie s’est investie dans des produits cosmétiques et d’hygiène à base de Chitosane, une sorte de fibre naturelle que l’on retrouve notamment dans la carapace des crustacés. «Mon projet s’est inspiré de la nature, en tant qu’alternative prometteuse pour un meilleur bien-être», s’enorgueillit-elle. Sa start-up est basée à Sousse. De son côté, Wakid, jeune promoteur, a opté pour des maisons containers. Soit une autre façon de construire. «Nous proposons des modèles de logements loin des procédures classiques énergivores qui impactent négativement l’environnement», précise-t-il. Et d’ajouter qu’il s’agit de nouvelles constructions éco-responsables, personnalisables et transportables. Ce jeune promoteur installé à Grombalia s’est dit avoir augmenté sa part de marché. Sa participation au salon visait à promouvoir son projet et établir de nouveaux contacts d’affaires.

Un face-à-face multilatéral

Justement, ce salon a constitué une opportunité d’échange d’expertises et d’expériences dans des secteurs verts. Pour l’Anged, Agence nationale de gestion de déchets, il y a eu des rencontres face-à-face avec des délégations ivoirienne, camerounaise et suisse. Ce fut un avant-goût d’un partenariat multilatéral envisagé dans le domaine des déchets. Du côté de l’Apal, Agence de protection et d’aménagement du littoral, l’expérience tunisienne en matière de lutte contre l’érosion côtière a été appréciée. Ceci grâce à la mise en place d’un réseau de statistiques maritimes et d’un dispositif de géographie numérique. Mehdi Belhaj et Asma Ben Guerga, deux représentants de l’Apal au salon, ont souligné l’importance des rencontres qu’ils ont eues avec une douzaine d’entreprises publiques françaises, européennes et africaines. En fait, les contacts d’affaires «Be to Be» étaient dans l’intention de coopération et d’investissements. Sinon, au prochain rendez-vous Pollutec 2023 à Lyon.


Par notre envoyé spécial à Lyon, Kamel Ferchichi

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