Des matches qui ne passent pas à la télévision, un public «interdit» d’entrer aux stades, alors que les mesures anti-covid sont officiellement plus souples, de quel championnat parle-t-on ? Mieux, un match comme USM-CSChebba est programmé à 17h30, alors que personne ne l’a suivi. Tout cela, c’est de la pure improvisation. Un championnat, qui se respecte et qui constitue une source de revenus pour les clubs (la billetterie et les droits TV), doit démarrer en assurant la retransmission télévisée et la présence d’un public dans la limite du possible. Pour cette première journée, ce n’est ni l’un ni l’autre. La Télévision nationale, financée par l’argent du contribuable et censée le servir, se trouve en hibernation et en état de sommeil depuis des mois. Notre télévision vit la décadence, étant incapable de passer les matches du championnat et de la sélection. Aucune intention de changer d’attitude pour une télévision qui se trouve désormais déconnectée de tous les événements sportifs, faute de retransmission et d’émissions. Pis, les matches de la première journée sont ignorés, parce que la Télévision nationale ne veut pas régler 2,5 millions de dinars de droits stipulés dans un contrat signé et qui doit être accepté! On est dans un schéma «kafkaïen» : on ne sait pas si on a droit à voir les matches à la télévision (dettes non réglées et bras-de-fer en l’absence d’un signe d’accord ou d’un nouvel appel d’offres), on ne sait pas si le public va pouvoir se rendre ou non aux stades (la FTF a réagi très en retard alors qu’elle pouvait agir avant même la première journée), et dans tout cela, une «absurdité» qui banalise une compétition déjà fragile et en panne  d’argent, mais qui reste suivie et demandée. Une dépréciation de ce championnat qui se confirme de plus en plus à l’image de ces clubs mal gérés et ces joueurs moyens. Et pourtant, on continue d’aimer ce championnat, surtout par le «segment» des supporters qui suivent tout sur leurs clubs. Et cela, la Télévision tunisienne et aussi la FTF (qui gère le championnat, alors que c’est la Lnfp qui devrait s’en occuper), ne l’ont pas compris. Ce championnat est en danger, il s’effrite et se dévalorise en attente de ceux qui le sauveront. En vain…

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