Du 31 octobre au 6 novembre, les JCC seront dans les prisons, à Oudhna, Mahdia, Monastir, Kasserine, Le Kef et Borj Erroumi. 14.000 détenus profiteront de ces projections.

Pour la 7e année consécutive, les JCC vont à la conquête du milieu carcéral. Une collaboration tripartie entre le festival, la Direction générale des prisons et de la Rééducation et l’organisation mondiale contre la torture, représente depuis son avènement, un des axes les plus pertinents des Journées cinématographiques de Carthage.

A cet égard, le responsable de cet axe, Ashraf Lammar, a déclaré, lors de la conférence de presse qui s’est tenue mercredi matin à la Cité de la culture, que le rêve se poursuit et nous réserve encore plus de nouveautés. Les JCC dans les prisons ne se limitent plus à des projections de films, elles furent une belle incitation pour les détenus pour produire un spot en 3D pour les JCC, ainsi que le lancement d’un projet de documentaire qui sera tourné tout au long des journées et présenté à la clôture.

Les JCC seront aussi une occasion pour les jeunes détenus des centres de rééducation pour mineurs, de quitter ces espaces fermés le temps d’une projection de film dans la Cité de la culture. Une pratique occasionnelle que le porte-parole de la direction générale des prisons et de la rééducation, Nizar Sallem, espère développer dans des occasions à venir, voire généraliser pour les détenus adultes.

Pour la septième année consécutive, l’Organisation mondiale contre la torture continue de travailler sur ce projet, lancé en partenariat avec les JCC en 2014, un projet qui se base sur le droit des détenus à la culture. Une vision plus humaine du milieu carcéral, qui injecterait de l’espoir aux détenus, contribuerait à l’allégement du poids de l’enfermement et participerait activement à changer leur regard sur le monde. La directrice du bureau de Tunis de l’Organisation mondiale contre la torture, Gabrielle Reiter, a insisté sur l’importance de ce programme et, surtout, sur l’impact qu’il peut laisser dans ces milieux fermés. Le développement des activités et des clubs artistiques et culturels dans le milieu carcéral est aujourd’hui une réalité qui donne des résultats palpables.

Ces institutions privatives de liberté, avec les JCC, les JTC et les JMC, et d’autres festivals aussi s’ouvrent sur l’extérieur et offrent aux détenus, adultes et mineurs, des possibilités de penser et de rêver à une vie meilleure hors les murs des prisons. Du 31 octobre au 6 novembre, les JCC seront dans les prisons à Oudhna, Mahdia, Monastir, Kasserine, Le Kef et Borj Erroumi. 14.000 détenus profiteront de ces projections


Crédit photo Naim Neffati

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