Dans certains collèges et lycées à Ben Arous, les actes d’indiscipline et d’incivilité sont légion.


De graves dépassements sont observés dans certains établissements scolaires du Grand-Tunis, affectant le climat scolaire et la qualité de vie à l’école. Les répercussions du manque de discipline et du non respect  du règlement intérieur se reflètent à tous les niveaux, et rendent l’ambiance infernale pour les élèves studieux et disciplinés. Dans un des lycées du gouvernorat de Ben Arous, les actes d’indiscipline et d’incivilité sont légion, rarement réprimandés par un surveillant général qui fait fi de l’autorité du premier responsable de l’établissement scolaire.

C’est en portant négligemment leur tablier scolaire que de jeunes élèves maquillées, loin d’accorder de l’intérêt à la bienséance vestimentaire, investissent l’enceinte scolaire de l’établissement. Alors que le maquillage, le tatouage, les piercings et les tenues vestimentaires non correctes devraient, en effet, être interdits par le règlement intérieur, tout semble permis dans ce lycée. Loin d’être sécurisée, la cour de l’établissement est accessible, pendant la récréation et les heures creuses, aux intrus, délinquants et anciens élèves qui viennent importuner les plus jeunes en les forçant sous la menace à leur  remettre leur téléphone portable et leur goûter.

A l’extérieur, l’absence de patrouilles sécuritaires encourage des jeunes à  organiser des rodéos sauvages à moto  dont le bruit assourdissant résonne dans l’établissement, et empêche les enseignants de dispenser leurs cours. Certains d’entre eux se font même conspuer par des élèves  mécontents de leurs notes, dans l’indifférence la plus totale du personnel éducatif, censé faire régner l’ordre. Un élève s’est, d’ailleurs, permis de rudoyer vertement un enseignant pour avoir attribué une mauvaise note à sa petite amie! raconte un parent d’élève.

Quant au surveillant général de l’établissement, les parents d’élèves lui reprochent non seulement son incapacité à leur réserver un accueil favorable et à communiquer avec eux mais il refuse, par ailleurs,  d’accorder des billets d’entrée aux retardataires. «Au lieu d’être avenant et compréhensif, en évitant aux élèves retardataires de manquer les cours, on se retrouve face à un surveillant général hautain, grincheux et rébarbatif qui refuse d’accorder des billets d’entrée aux élèves retardataires, préférant les laisser à l’extérieur jusqu’au prochain cours», souligne un parent d’élève.

Toutes ces pratiques devraient être bannies des établissements scolaires par le renforcement des visites d’inspection au sein des classes et des  enceintes scolaires  et des patrouilles sécuritaires à l’extérieur afin de remettre un peu d’ordre dans des collèges et des lycées en proie à l’anarchie et où le respect du règlement intérieur n’est plus qu’un vain mot.

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