On ne saura  probablement  jamais ce qui s’est passé exactement chez l’équipe cabiste pendant la phase retour du championnat national ! Seulement 8 points ont été récoltés sur les 36 mis en jeu avant le match de l’ultime journée prévue samedi 15 juin contre l’EST à Radès. Une catastrophe, c’est le moins que l’on puisse dire ! Et comme un malheur n’arrive jamais  seul, le CAB se voit défalquer 3 points de son capital.
Les supporters «jaune et noir» voient ainsi leurs sacrifices non récompensés puisque même la 4e place n’est plus à la portée de leur équipe favorite. En effet, les dés sont pratiquement jetés. Pourtant les camarades de Habib Yeken étaient bien partis pour chasser des grives c’est-à-dire pour réaliser une saison exceptionnelle ! Toutes les raisons du monde, sur le plan sportif, ne peuvent expliquer ce parcours aussi minable de 7 défaites successives outre celle de la supercoupe à Qatar.
Et quand on ajoute la sortie  prématurée, par la petite porte, de la Coupe de Tunisie contre  le ST à domicile, les fans ne peuvent qu’être sonnés par ces déceptions à répétition. On les a  soumis  à une douche froide permanente plutôt qu’écossaise avec alternance du chaud et du froid.

Il faut assumer !
Le CAB avait une occasion unique pour accéder au podium. Malgré une situation financière difficile, il aurait fallu concentrer tous les efforts à demeurer en haut du tableau avec les moyens du bord et s’y accrocher bec et ongles. L’idée de bâtir une équipe compétitive pour l’avenir qu’on a ressassée souvent  est le souhait  de la plupart des responsables de clubs.
L’équipe nordiste était largement compétitive tout au long de la phase aller et elle aurait bien pu aspirer à beaucoup mieux. Pourquoi donc attendre ce qui ne sera peut-être jamais réalisé à l’avenir ? Il ne faut jamais remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui. Maintenant, il ne sert à rien de se lamenter. Quand on est  dans les responsabilités, il faut assumer ! Que de fois, dans les assemblées générales élective ou évaluative, on a promis de tirer les leçons des échecs mais la réalité du terrain est  tout autre que les belles  paroles de circonstance, faciles à faire avaler.
Avec le professionnalisme, notamment à la tunisienne, il est utopique de voir un club venir concurrencer les plus riches que l’on connaît et qui sont toujours les mêmes! Il s’agit d’un problème d’endurance. Le CAB vient de le vérifier à ses dépens. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive…
Il suffit de se rappeler la saison 1991-1992 et le fameux article 22 (saison 2011-2012) pour ne citer que ces deux exemples…  Il faut avoir les moyens de ses ambitions sinon…

 

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