Le cauchemar que vivent les habitants de Sfax actuellement se transforme en une catastrophe sanitaire au vrai sens du mot.

Chaque matin, les citoyens marchent sur les vers, respirent les odeurs pestilentielles et insupportables avant de rejoindre leurs lieux de travail et d’études.

Les sacs, qui renferment des déchets infectés, des produits dangereux, voire chimiques et radioactifs, sont abandonnés dans la nature et exposent les citoyens aux maladies contagieuses et dangereuses, alors qu’ils nécessitent un traitement très spécifique.

On rappelle qu’une visite a été effectuée par la ministre de l’Environnement, Leila Chikhaoui, au mois d’octobre dernier, qui a promis aux citoyens de la région que, d’ici quelques jours, des solutions radicales seront annoncées, mais jusqu’à quand devra-t-on attendre ?

D’après le correspondant de Tunisie numérique à Sfax, en date du 5 novembre, «la disparition depuis 2015 d’énormes machines de tri et de valorisation des déchets», —qui sont capables de recycler et de valoriser 20 t de déchets par jour, sachant que la commune de Sfax collecte quotidiennement 300 t de déchets dont 70% sont recyclables— n’a pas été expliquée à ce jour.

Une enquête devrait être ouverte pour savoir quel est le sort de ces machines !

Des articles de presse, des reportages audiovisuels, des appels à l’aide de la société civile, en plus de colloques, d’ateliers de recherche ont eu lieu à Sfax portant sur l’environnement, comme celui du «Droit de l’environnement, normes et justice» qui a eu lieu le 27 octobre dernier et celui du «Développement urbain et enjeux environnementaux» du 28 au 30 octobre, où des experts, des juristes et des activistes de la société civile ont présenté les résultats de leurs recherches, expertises et expériences en matière de protection de l’environnement et de lutte contre la pollution et ont proposé des solutions, telle la mise en place de l’économie circulaire. Les solutions existent, alors qu’attend-on pour les réaliser, surtout que le Chef de l’Etat a déclaré que «ce qui se passe à Sfax est un crime contre le peuple» et a dépêché la ministre de l’Environnement pour tenter de résoudre ce grave problème environnemental dans la capitale économique du Sud tunisien dans les plus brefs délais. Tous les habitants de Sfax hurlent, souffrent et en ont assez. Plusieurs chantiers et dossiers brûlants ne sont pas encore bouclés : le métro, l’infrastructure, les espaces sportifs et de loisirs, le projet Taparura, les artisans de Sfax face à la concurrence déloyale des marchandises de contrebande…

Ne brisez pas leurs rêves, ne gâchez pas leur vie et faites participer tous les acteurs : public, privé et société civile.

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