« Laver l’honneur du verbe est mon dernier combat », dira Abdelaziz Kacem, reprenant à son compte la fameuse injonction : « Honneur des hommes, saint langage. »


On ne parlait plus de poésie en ces temps si peu poétiques. Aussi voir les éditions Leaders, en général plus austères, sacrifier à ce rite et publier les poèmes de Abdelaziz Kacem : Quatrains en déshérence est un joli souffle d’air qui nous est offert. L’auteur a une longue et belle carrière dans l’art de la rime, du rythme et de l’harmonie. Poète et essayiste bilingue, il est l’auteur de plusieurs recueils et essais. Il succédait à Senghor à la présidence d’honneur de la prestigieuse Maison Internationale de la Poésie Arthur Haulot. Et l’Académie française lui décernait le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature française, ce qui n’est pas peu de chose.

Aussi à l’aise en arabe qu’en françaises, Abdelaziz Kacem évolue d’une langue à l’autre au rythme de ses parutions : deux recueils en arabe, quatre en français, mais également des essais sur la poésie bien sûr, et sur la littérature comparée.

Aussi, la parution d’un nouveau recueil signé par l’un des derniers bastions du cercle des poètes en voie de disparition est-il à signaler, honorer et marquer de plusieurs pierres blanches. Quatrains en déshérence de Abdelaziz Kacem, paru aux éditions Leaders, est « un refrain en des temps sans romance ». Et si le poète s’interroge : « La poésie a-t-elle un avenir ? », nous affirmons haut et fort avec lui : « La poésie est le rendez- vous des derniers vétérans du verbe…  Je crois aux mots, j’ai foi en la littérature ».

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