Pour la 4e fois consécutive, l’équipe du Cinétoile maintient son programme de films tunisiens à (re)découvrir pour un large public, très peu habitué à fréquenter les salles obscures tunisiennes.

L’initiative décentralise l’activité cinématographique, plus présente à Tunis que dans les régions. Dans le cas du Cinétoile, c’est dans la ville de Nabeul que cette manifestation a germé. Plusieurs espaces du gouvernorat ont été spécialement aménagés du 18 au 24 novembre afin d’accueillir un public varié, privé en temps normal de salle de cinéma et d’activités liées au 7e art.

Le festival local propose, dans sa conception initiale, des projections à la belle étoile, en plein air comme son titre l’indique. En plein novembre, la manifestation est maintenue, mais dans des lieux couverts en raison des intempéries. L’occasion de raviver certains espaces qui peuvent être adéquats à des activités artistiques similaires.   

La 4e édition a commencé avec des projections programmées successivement par le Centre culturel international de Hammamet, le gouvernorat de la ville de Nabeul, le centre universitaire de la ville, sa municipalité, la Ftcc, le Cnci et le ministère des Affaires culturelles. L’accès sera gratuit aux films qui seront projetés au Centre culturel international de Hammamet, au centre culturel de Neapolis de Nabeul, dans les maisons de la culture de Korba et Nabeul, à l’Institut des Beaux-Arts, à la faculté des Sciences économiques et de gestion, au foyer universitaire et dans la région de Mrezga.

Les longs métrages documentaires et fictions sont exclusivement tunisiens et sont sortis durant les dernières années, citons « Weldi » de Mohamed Ben Attia, « Benzine » de Sarra Laâbidi, « Avant qu’il ne soit trop tard » de Majdi Lakhdhar, « Fathallah TV » de Wided Zoghlami, « Vent du nord » de Walid Mattar, «L’amour des hommes » de Mahdi Ben Attia, « Subutex » de Nasreddine Shili, « Regarde-moi » de Nejib Belkadhi, « Sur la Transversale » de Sami Tlili, « Porto Farina » d’Ibrahim Letaïef, « Fatwa » de Mahmoud Ben Mahmoud, « Je suis ma république » d’Anis Lassoued, ou encore « Mustapha Z » de Nidhal Chatta.

Un atelier de techniques audiovisuelles a été animé par Sami Ismail au Centre culturel Neapolis de Nabeul. Il s’agissait d’une initiation à la prise de vue et au montage. Simultanément, une initiation à l’analyse filmique s’est déroulée au Centre culturel international de Hammamet, animée par Saber Ben Rhouma et assurée par la Fédération tunisienne des ciné-clubs (Ftcc) et l’association MED’Act.

  

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