En sélection nationale, il n’a encaissé que deux buts en six matches dont un sur penalty qu’il a arrêté dans un premier temps, mais a fini par encaisser le but à cause du mauvais placement de ses défenseurs. Farouk Ben Mustapha fait, pourtant, banquette en club. Une situation le moins qu’on puisse dire inédite pour un gardien de but international.

Même en Tunisie, on n’a pas vécu une situation similaire par le passé. C’est que, de tout temps, tout sélectionneur national coordonne avec les entraîneurs des clubs des joueurs internationaux afin qu’ils bénéficient de suffisamment de temps de jeu pour qu’ils soient opérationnels à 100 % en sélection. Par moments, des joueurs sont épargnés et ne sont pas convoqués pour certains rassemblements de la sélection nationale quand il s’agit de matches amicaux à la demande des entraîneurs de clubs. Il arrive aussi qu’on épargne un joueur à sa demande lors du mercato quand il est en phase de signer avec un nouveau club. Mais qu’on fasse jouer un gardien de but et qu’on s’obstine à ce qu’il soit le gardien numéro Un de l’équipe nationale alors qu’il est remplaçant en club : voilà une situation inédite dans le football tunisien.

Titulaire ou remplaçant, l’interminable valse !

Même en sélection nationale et sous la houlette de Mondher Kebaïer, qui croit en lui, Farouk Ben Mustapha a connu des moments de galère. Souvenons-nous du match amical contre l’Algérie en juin dernier. C’était Moez Hassen le titulaire. Ben Mustapha n’a retrouvé ses galons de premier gardien qu’en septembre dernier à l’entame de la campagne du Mondial 2022. Lors des six matches du 2e tour des qualifications au Mondial qatari, c’est Farouk Ben Mustapha qui a été aligné dans les buts. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : deux buts encaissés seulement en six matches dont un sur penalty qu’il a arrêté dans un premier temps, mais a fini par encaisser le but à cause du mauvais placement de ses défenseurs et leur lente réaction après que le ballon a été dégagé.

Bref, Faouk Ben Mustapha ne finit pas avec l’interminable valse titulaire-remplaçant, même en sélection nationale.

L’oublié de Chaâbani et… Jaïdi

S’il y a une qualité sur laquelle tous les techniciens sont unanimes à son sujet, c’est que, pour maximiser les chances de réussir la séance des tirs au but, il faut l’aligner dans les bois. Farouk Ben Mustapha est l’un des rares gardiens de but en Tunisie à être spécialiste dans l’arrêt des penalties. Cela ne lui a pas, certes, réussi à tous les coups, mais il demeure un gage de confiance quand il garde les bois. Par ailleurs, Radhi Jaïdi a imité son prédécesseur en alignant Farouk Ben Mustapha dans le temps additionnel en Supercoupe de Tunisie 2020, qui a opposé son équipe à l’USM. Ce jour-là, Ben Mustapha a réussi sa mission mais l’EST a perdu le titre après que Ghailane Chaâlali a raté son tir.

Depuis cette Supercoupe de Tunisie perdue au profit de l’USM, Farouk Ben Mustapha a été l’oublié de Radhi Jaïdi comme Mouïne Chaâbani avant lui. Pourtant, quand il a débarqué au Parc B le 27 octobre 2020, il était censé concurrencer Moez Ben Chérifia. Il a été, d’ailleurs, titulaire un certain temps. Mais il a suffi qu’il fasse une erreur pour qu’on le mette sur le banc des remplaçants.

Farouk Ben Mustapha, dont le contrat qui le lie à l’EST prendra fin le 30 juin 2022, doit normaliser sa situation. On ne peut pas être le numéro Un en sélection nationale et gardien remplaçant en club. C’est inconcevable ! Car même les gardiens remplaçants ont le droit à la compétition en étant alignés dans les matches de coupe. A lui de s’arranger avec Radhi Jaïdi pour trouver un temps de jeu ou aller chercher un autre club où il sera titulaire.

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