Abdelmajid Ezzar, président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap)

«La hausse des prix des produits agricoles est justifiée par l’application de certaines lois. Il faut encourager les produits tunisiens et limiter les importations. Le but étant essentiellement de protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Des problématiques majeures entravent l’évolution du secteur, dont notamment  la distribution des produits agricoles. Le ministère du Commerce tente, au moins théoriquement, de pallier cette difficulté pour que les circuits de distribution ne soient pas réduits aux marchés de gros et couvrent tous les points de vente. Les petits agriculteurs et pêcheurs ne peuvent pas vendre leurs produits dans le marché de gros, vu que les coûts de transport dépassent leur marge bénéficiaire. Il faut trouver une solution à ce problème à travers une bonne gouvernance du marché des poissons et le contrôle régulier de tous les marchés, même les marchés hebdomadaires et les différents points de vente. Il est également impératif de sensibiliser les agriculteurs à l’importance de stocker les produits agricoles non utilisés, sachant que le tiers des produits est gaspillé à cause de l’inconscience des agriculteurs de l’importance du stockage de ces produits dans la mesure où les produits offerts sur les marchés de gros dépassent souvent la demande des consommateurs. Par ailleurs, il faut valoriser les produits agricoles et encourager les industries de transformation. La hausse des prix et la régression du pouvoir d’achat est due à certaines lois et non seulement aux circuits de distribution et à l’augmentation du coût de production. Il est important d’encourager les produits tunisiens et de réduire les importations dans la mesure où ces produits importés sont soumis à une taxe élevée qui entraîne par conséquent la hausse des prix de ces produits. Au niveau des grandes cultures, il faut soutenir ces cultures puisqu’elles assurent  les aliments de première nécessité aux Tunisiens, comme le blé et la farine. Il faudra aussi structurer les prix pour garantir une marge bénéficiaire raisonnable à l’agriculteur du moment où cette marge ne dépasse pas 15% du coût de production pour le quintal. Le coût de production du quintal est à hauteur de 100 dinars, et se vend à 84 dinars. La lutte contre l’exorbitance des prix dépend non seulement de la tarification des produits mais aussi de la fixation d’une marge de bénéfice acceptable et raisonnable pour chaque chaîne de production».

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