La non-disponibilité des timbres postaux dans presque toutes les officines de tabac pose éternellement un grand problème pour le public.

Le problème des timbres postaux est un problème qui dure et perdure pour nous déranger et nous rendre la vie dure. D’abord, il n’est disponible dans presqu’aucun débit de tabac dans les quatre points cardinaux de la République. Au mépris de la réglementation en vigueur, régissant cette catégorie de commerçants, le cahier de charges afférent à ce métier, obligeant les intéressés de nous offrir régulièrement ce service. Et, au cas où vous obtenez ce timbre du bureau de poste, après avoir tenu la queue et perdu beaucoup de temps devant le guichet ad-hoc, vous vous rendez vite compte que le timbre ne colle pas! Pour garantir la transmission du courrier, il vous faudra acheter un tube de colle ou un rouleau de scotch. Sinon, le timbre se décolle en cours de chemin et l’on en devine bien les conséquences…

Ne pas défendre le diable !

Allez reprocher aux tenanciers des débits de tabac de s’être éternellement refusés de nous rendre ce service obligatoire, au mépris du cahier des charges y afférent, les intéressés vous répondent avec toute conviction, que leur marge bénéficiaire est extrêmement dérisoire et ne couvre même pas le taux de déperdition, occasionné par la manipulation des timbres. D’autant que celle-ci, disent-ils, nous fait perdre beaucoup de temps pour rien, aux  dépens de toutes nos activités. Le commerçant ne travaille dans son officine que pour l’amour de Dieu !

Pourtant, c’est simple comme bonjour !

Mais, mon Dieu ! Quand donc l’administration postale songera-t-elle à nous faire grâce de ce mauvais pain quotidien prétendu contradictoire avec le gagne-pain quotidien des maîtres des officines mises en cause. Pourtant, la solution est aussi simple que bonjour. Appliquer les mesures cœrcitives réglementaires contre les contrevenants pour les amener à de meilleurs sentiments et les contraindre de fournir obligatoirement cette prestation aux clients. Ou bien réviser vers la hausse leur marge bénéficiaire, au cas où l’on jugerait qu’elle est réellement dissuasive. D’ailleurs, les divers entretiens informels avec un certain nombre de receveurs de bureaux postaux sont concordants.

Ne pas cacher le soleil…

Ils nous ont semblé compréhensifs quant aux arguments des commerçants concernés. Et sont quasi unanimes à défendre sous la manche la cause des «mis en cause», retenant l’alternative de réaménager le contenu du cahier des charges régissant ce volet. Cela en prévoyant, entre autres, l’augmentation de ladite marge bénéficiaire, aux mieux des intérêts du large public, le dindon d’une farce ayant trop duré…

L’essentiel, c’est de ne pas continuer à «cacher les rayons du soleil derrière le tamis», comme le dit si bien un adage bien de chez nous!

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