Il y a des maisons que l’on ferme et que l’on ouvrira un jour.

Le titre sonne comme un glas, et pourtant non, c’est un signe joyeux de liberté, de légèreté, d’ouverture à tous les possibles, et probablement à d’autres maisons.

Mais on a envie de poser la question à Marianne-sans-maisons : quelles maisons a-t-elle donc fermées ? Celle de naissance, celle de cœur, celle d’adoption ? Celle des rêves ?

Habitant les villes, elle se languit des territoires improbables que sont les îles. Bouteille lancée dans les flots, elle aspire aux rivages des bâtisseurs de temples et de cathédrales.

Naître d’un père pêcheur est à la fois bénédiction et contradiction: cela lui a donné l’amour des horizons fugaces, mais aussi le désir des drapés dans la pesanteur du marbre, le goût des embarcadères, mais aussi celui des petits matins citadins.

Il y a de la souffrance dans les vers de Marianne Catzaras, de la peur certes, mais aussi de l’amour des cimetières, mais aussi des chansons et de la danse. Il y a de la mort, des abîmes, de la colère, mais malgré tout l’espoir d’une voix qui témoigne et n’oublie rien. Il y a des linceuls, mais aussi des roses et des fleurs d’olivier.

Il y a des maisons que l’on ferme et que l’on ouvrira un jour.

Et il y a, imaginez- vous, un aéroport …à Kairouan.

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