L’artiste canadien, Michel Courtemanche, fait partie des invités de prestige de la 22e édition des Journées théâtrales de Carthage. Dans l’après-midi du dimanche, 5 décembre 2021, il s’est posé à Ennejma Ezzahra pour une rencontre exceptionnelle. Un public diversifié composé de professionnels et de passionnés a répondu présent.

Il excelle dans l’art de la mimique et porte bien son surnom de «L’homme au visage de Caoutchouc». Cette rencontre, modérée par la journaliste Hajer Boujemaa, a tourné autour de son parcours, de sa carrière, de ses 10 ans prolifiques sur scène. Un partage d’expérience intense et enrichissant. L’artiste s’est en effet, consacré à la réalisation plus récemment, prenant ainsi ses distances du devant la scène. Il entame cette conversion volontaire en déclarant : «Je n’ai jamais pris de cours pour monter sur scène, par contre, pour faire le métier de réalisateur, j’ai dû faire des études».

Pendant la rencontre, Michel Courtemanche est longtemps revenu sur ces acquis durables qu’il a gagnés sur scène. Cette scène, qui l’a aidé à vaincre sa timidité, malgré l’épuisement et la fatigue mentale et physique ressentis à la longue. Il est revenu également sur son métier d’artiste et l’influence importante que ce métier a eue sur sa vie privée. Courtemanche a évoqué sa bipolarité et la thérapie possible à travers l’art, à laquelle il croit. Il décrit la scène comme une déambulation, une porte d’accès à un monde autre, avant de se faire rattraper par la réalité au bout de chaque représentation.

Michel Courtemanche préfère la pantomime à la mime : la mime manque d’émotion et n’en transmet pas assez, selon lui. La mime est une technique, froide, figée tandis que la pantomime est un art qui incite l’artiste à se surpasser davantage, et jouer des réflexions, des messages, des émotions, et de la créativité.

L’artiste, pour finir, a rappelé qu’«il faut toujours continuer de rire, rire de tout, mais avec beaucoup de recul» et répond aux jeunes qui le citent comme référence qu’il n’a pas la prétention d’en être une. Toujours dans le cadre des JTC, une masterclass Courtemanche est programmée sur deux jours et s’étalera le 7 et le 8 décembre.

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