Azdine Ben Yacoub, responsable du département environnement au Cnot et président de sa propre fondation, fait preuve de détermination et d’une volonté de fer afin que la fête du sport et de l’environnement soit réussie.

Promise au succès sur de nombreux points de l’organisationnel au logistique et même sanitaire, le semi-marathon de Hammamet galvanise les sportifs amateurs et professionnels et tient en haleine les férus de sport. Dans ce cadre, une conférence de presse s‘est déroulée, hier matin dans un hôtel à Tunis, sous la thématique : «Tourisme sportif, tourisme saharien et éco-tourisme : réalités et horizons» et en même temps  pour présenter la quinzième édition du semi-marathon de Hammamet qui fait son retour pour se dérouler dimanche 26 décembre 2021. Le départ est prévu à 9h00 du Fort de Hammamet (café Sidi Bouhdid). Un mini-marathon de 10 km est également prévu le même jour avec «Les foulées des olympiens».

L’idée pour les organisateurs est de sortir des sentiers battus qui privilégient le tourisme balnéaire et encourager la valorisation du sport associé aux bienfaits de l’environnement. Hend Chaouch, ambassadrice du sport tunisien et spécialiste des rallyes et des sports de moteur, n’a pas manqué de rappeler les bienfaits de ce semi-marathon pour l’image et la réputation sportive de la Tunisie : « On veut montrer au monde entier de quoi la Tunisie est capable ! » Dans son allocution sur le tourisme saharien, elle relate « le dépaysement comme un atout à tous les coups ».  Elle argumente en proposant d’innover sur le tourisme alternatif : «Il y a des avantages et des atouts à exploiter. Il faut avancer, rouler et courir ». Une manière de stimuler l’économie nationale et générer des rentrées de devises pour le pays. Moncef Felli, un des pionniers des marathons en Tunisie, est revenu sur le tourisme sportif en rappelant de nombreux faits historiques marquants qui ont commencé avec le marathon de New-York durant les années 1970.

Les dix engagements verts du Marathon d’Hammamet

Cette édition du semi-marathon s’engage en faveur du développement durable, de l’éco-tourisme et du sport vert. Très sensibilisé aux enjeux du développement durable et à la nécessité d’agir, chacun à son niveau et selon ses possibilités, pour limiter les impacts néfastes de l’homme sur son environnement, le Comité national olympique tunisien, l’association Carthage,  Azdine Ben Yacoub et le Comité d’organisation du semi-marathon  s’engagent depuis 2013 sur une réflexion visant à repenser la préparation et le déroulement de cet événement. Avec au menu un pacte sportif éco-citoyen et éco-touristique, qui porte 10 engagements. Parmi eux, celui qui consiste à faire appel, pour les années à venir, à SV Planète, association française à la pointe de la réflexion et de l’action éco-citoyenne en sport, pour aider la discipline à évoluer à chaque édition. Plus encore, le semi-marathon de Hammamet s’engage à optimiser et à rationaliser ses consommations d’eau, notamment par une meilleure gestion des stocks et des ravitaillements à chaque étape de l’événement. Cela en pensant à minimiser la production de déchets pendant la préparation et le déroulement de l’événement.

«Pour cette dernière classique et ultime grande épreuve sportive de l’année 2021, l’organisation n’a pas vraiment lésiné sur les difficultés et les réjouissances d’un parcours réputé être le plus coloré. L’épreuve de Hammamet s’annonce, cette année encore, comme une belle aventure sportive et une remarquable action promotionnelle de l’écosystème culturel et environnemental de la ville et de ses alentours. Point d’orgue des 20 km du parcours : Latrech, Bir Bou Regba et le petit village de Mzira’a, petit hameau agricole, où dit-on, les habitants passent pour être les plus accueillants du pays » termine le communiqué de presse des organisateurs.

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