Il faut se rendre à l’évidence : nous n’en finirons pas avec cette pandémie. Pas de sitôt en tout cas. L’espoir suscité par le vaccin est en effet anéanti par l’apparition successive de nouveaux variants. Partout dans le monde, les gouvernements sont en état d’alerte. L’inquiétude est à son paroxysme après l’identification et la propagation du nouveau variant «Omicron» dans plusieurs pays du monde.

Ces derniers commencent à se remettre partiellement ou entièrement sous cloche, sur fond de résurgence de la pandémie. Victime brutale de la pandémie, l’économie mondiale, en pleine convalescence, est déjà affectée par ce variant qui s’accompagne de mesures de restriction, notamment dans les secteurs du transport aérien.

Cette nouvelle souche, potentiellement plus contagieuse, pourrait représenter une menace pour la reprise économique, avertissent l’Ocde et les experts économiques. Bien qu’elles ne prennent pas en considération les derniers développements autour du variant Omicron, dont le niveau de virulence est encore incertain, les prévisions de croissance mondiale de l’Ocde ont été revues en légère baisse de 0,1 point à 5,6%, en comparaison avec les précédentes prévisions de septembre. L’année prochaine, l’activité serait en revanche inchangée, à raison de 4,5%.

D’après les analystes d’Oxford Economics, ce variant pourrait coûter entre 0,25% à la croissance mondiale l’an prochain, s’il s’avère relativement inoffensif, et plus de 2%, si une large partie de la population mondiale devait à nouveau se confiner.

Dans le même contexte, l’Organisation des pays exportateurs du pétrole et ses alliés «Opep+», œuvreront à assurer les approvisionnements en pétrole sur le marché international et à prendre toutes les mesures indispensables à la préservation de l’équilibre du marché.

Le variant Omicron pourrait avoir également des conséquences directes au niveau économique. L’un des secteurs qui pourrait se retrouver en difficulté est le tourisme. Les annulations de réservation de voyage et d’hôtels, en cette fin d’année, s’enchaînent déjà depuis quelques jours.

Avec l’annonce de la cinquième vague, les répercussions sur l’économie de la circulation du variant Omicron demeurent encore incertaines. Les avis des experts se croisent, certains se veulent plutôt rassurants à ce stade, d’autres pensent que ce variant  représente un risque jugé «élevé à très élevé» et constitue une menace réelle pour les économies nationales.

Mais, du scénario le plus favorable aux hypothèses les plus sombres, les économistes planchent déjà sur de nouvelles prévisions en 2022, toutes revues à la baisse. Le FMI, en l’occurrence, martèle depuis des mois que le covid reste le principal risque pour l’économie mondiale et exhorte à accélérer la vaccination. En octobre, il tablait sur une croissance de 4,9% pour l’an prochain.

L’impact économique pourrait être «modeste» de l’ordre de 0,25% sur la croissance mondiale 2022 si Omicron provoque «des symptômes relativement modérés» et que les vaccins sont «efficaces», souligne Gregory Daco, chef économiste chez Oxford Economics.

Un retour à des mesures restrictives au niveau mondial et national n’est pas à exclure. L’imprévisibilité de ce virus prend encore en otage les économies du monde entier.

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