L’objectif de l’appui technique fourni par l’agence allemande de coopération est d’accompagner la Tunisie dans le processus des négociations sur les zones de libre-échange  en Afrique, en l’occurrence le Comesa et la Zlecaf.

L’adhésion aux zones de libre-échange est souvent un processus long et semé d’embûches. L’aboutissement des négociations prend du temps, dans la mesure où l’accord doit prendre en compte les spécificités et les choix  économiques de chaque Etat membre. En ce sens, la GIZ a voulu apporter son appui pour accompagner la Tunisie dans son adhésion aux zones africaines de libre échange, en l’occurrence le Comesa et la Zlecaf.

Amal Mghirbi, cheffe de Composante au sein de la  GIZ, a, à cet égard, fait savoir, dans une déclaration à La Presse, que l’accompagnement fourni par l’agence allemande de coopération, principalement au ministère du Commerce, s’intègre en effet dans le cadre du projet d’appui aux accords commerciaux avec l’Afrique dont le budget s’élève à 1,5 million d’euros. C’est un appui, essentiellement technique, qui bénéficie  principalement au ministère du Commerce mais aussi  aux divers intervenants et parties prenantes tels que les syndicats patronaux, les opérateurs économiques et qui s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large intitulé ” Promotion des Exportations vers l’Afrique sub-saharienne ” (PEMA II). Elle a expliqué que  cet accompagnement s’articule autour de  trois axes.

Le premier s’intéresse à l’accompagnement  des négociateurs tunisiens mais aussi de toutes les parties prenantes impliquées dans le processus des négociations et  de mise en œuvre des accords de libre-échange en Afrique. Cela  consiste à dispenser des formations au profit des structures étatiques et à réaliser  des études qui vont servir pour finaliser les offres de la Tunisie. “On identifie le service à fournir  selon les besoins et la demande  du ministère du Commerce”, a-t-elle expliqué. Le  deuxième axe concerne la coordination entre les parties impliquées dans le processus des négociations, notamment: la douane, la BCT, les patronats (Utica et Conect), etc. et le ministère du Commerce. “ Il y a un travail qui a été fait à ce niveau pour mieux coordonner la gestion des flux d’information entre ces diverses structures”, a-t-elle souligné.

Le troisième axe fait la part belle à la vulgarisation de l’information sur les accords de libre-échange en Afrique. L’objectif est de communiquer sur ces traités  auprès du grand public et surtout auprès des  opérateurs économiques qui ont intérêt à s’informer sur les dispositions des nouveaux accords. Ce travail de communication et d’information va  les aider à stimuler leurs échanges avec les pays africains. Mghirbi a, en outre, fait savoir que l’appui fourni par la coopération allemande   couvre tous les secteurs concernés par  les accords Zlecaf et Comesa, à savoir le  commerce des biens et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle et la concurrence.

Par ailleurs, la représentante de la GIZ  a affirmé que, malgré les difficultés et les obstacles,  les entreprises tunisiennes lorgnent le marché africain. “Il y a  une volonté réelle des PME tunisiennes opérant dans différents secteurs  d’aller et d’exporter  malgré les défis, vers l’Afrique, particulièrement l’Afrique subsaharienne”, a-t-elle indiqué.

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