Entre ceux qui suivent avec un intérêt, de plus en plus soutenu, l’évolution de la situation politique en Tunisie et ce qu’il adviendra de l’avenir du pays à la lumière de la mise en application, à partir du 1er janvier prochain, du calendrier présidentiel annoncé le 13 décembre, et ceux — principalement  le corps sanitaire — qui se préoccupent sérieusement, à l’opposé de plusieurs autres parties essentiellement politiques, de l’apparition du virus Omicron qui est en train de se répandre à une vitesse vertigineuse dans beaucoup de pays du monde où l’on croyait les habitants immunisés à jamais contre la pandémie de Covid-19, il importe de mesurer, à sa juste valeur, le degré de conscience citoyenne qui habite les uns et les autres et détermine leur comportement, leur engagement et dévoile l’idée ou la conviction qu’ils ont de la manière sur la base de laquelle ils fondent leur participation à l’édification du futur national.

Ainsi, les blouses blanches se sont-elles déjà mobilisées, de leur propre gré, pour tirer la sonnette d’alarme dès l’apparition du nouveau virus Omicron pour dire aux Tunisiens la vérité et les alerter sur la possibilité de voir ce virus rendre caduque toute la stratégie anti-Covid mise en œuvre jusqu’ici, stratégie de vaccination tous azimuts ayant engendré des résultats probants, sauf qu’elle demeure toujours menacée d’échec  dans le cas où l’on tomberait dans le relâchement en matière de respect des conditions sanitaires anti-pandémie ou dans le faux sentiment d’avoir vaincu à jamais le virus.

Et c’est  bien dans l’objectif d’éviter de tomber dans le confort relatif à la satisfaction du devoir accompli que s’inscrivent les différents appels lancés, à un rythme quotidien, par les structures du ministère de la Santé, les membres des instances de lutte contre le Covid et de sensibilisation à la vaccination (où les centres sont désormais ouverts pour accueillir même ceux qui ne se sont pas inscrits sur la plateforme Evax) dans l’objectif majeur de faire en sorte que les vaccinés reçoivent la troisième dose et ceux qui boudent les vaccins changent d’avis et acceptent de s’y astreindre, puisqu’il s’agit de préserver et leur vie et celle de leurs proches.

La mobilisation, la veille et l’encadrement doivent demeurer de mise. Ceux qui en ont la charge ont l’obligation de ne jamais désespérer de voir leurs efforts aboutir.

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