“Congrès de Tunis : pour une presse libre”, c’est le slogan sous lequel est placé le 30e congrès de la Fédération internationale des journalistes dont les travaux se tiennent à Tunis du 12 au 14 juin.

Et au-delà des 300 responsables syndicaux qui participent au congrès au nom de quelque 600 mille journalistes adhérant à 187 syndicats et associations  de journalistes dans 140 pays et des thèmes ou problématiques à disséquer par les participants trois jours durant, la symbolique de l’organisation d’une rencontre médiatique d’une telle importance dans un pays arabe et africain depuis 1926, comme le souligne le secrétaire général de la Fédération, est à saisir comme un geste de reconnaissance et de considération à la révolution tunisienne dont l’acquis n°1 est bien la liberté de la presse et l’accession des journalistes au statut d’acteurs à part entière dans la dynamique de développement. La rencontre de Tunis constitue aussi un témoignage de confiance qu’exprime la FIJ en la capacité des journalistes tunisiens à préserver la jeune expérience démocratique tunisienne contre tous les dangers qui la guettent et à prémunir la liberté de la presse contre les vaines tentatives d’étouffement et de mainmise que certaines parties sont en train de mener dans le but de faire échouer le processus démocratique engagé depuis la révolution.

Et si les journalistes du monde entier ont décidé de se mobiliser à partir de la Tunisie pour imposer aux gouvernements qui «cherchent à restreindre la liberté de la presse» sous  plusieurs fallacieux prétextes, c’est bien parce qu’ils sont convaincus que la flamme de la liberté est toujours vivace dans notre pays et que même si l’opération politique connaît certaines difficultés de parcours, il est une conviction commune : la consécration de la liberté de la presse est un choix stratégique et incontournable que toutes les parties se sont engagées à concrétiser quel que soit le prix à payer.

D’ailleurs, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’insister dans son allocution d’ouverture du congrès sur la détermination de la Tunisie «à retirer toutes les lois liberticides du système juridique et pénal tunisien» et à souligner sa conviction que les médias ont un rôle fondamental à assumer dans l’aboutissement de l’expérience démocratique.

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