Il y a une hausse de tous les indicateurs épidémiologiques, notamment le nombre des nouvelles contaminations et d’hospitalisations. Le taux des décès commence aussi à grimper. D’où l’impératif de veiller à l’application de la loi relative au passe sanitaire et au contrôle intensif dans les passages frontaliers. Tout en respectant les gestes barrières et les protocoles sanitaires ordinaires.

Finie l’accalmie ! Le coronavirus revient en force, avec son nouveau variant «Omicron». En effet, une 5e vague se profile à l’horizon, laissant penser que des mesures barrières d’appoint vont être, désormais, prises. Elles viendraient s’ajouter à celles déjà opérationnelles, à savoir le passe vaccinal, port obligatoire du masque, lavage des mains (gel désinfectant…), distanciation physique et autres. Mais cela ne semble pas assez suffisant. Il faut dire qu’on doit aller encore plus loin.

De nouvelles mesures recommandées

De nouveau, le comité scientifique recommande un couvre-feu et l’interdiction de tout genre de rassemblement et des manifestations. «Deux mesures qui seront appliquées durant trois semaines, suivies, ensuite, par une évaluation du développement de la situation», préconise son porte-parole, Dr Jalila Ben Khelil. Et d’arguer qu’il y a une hausse de tous les indicateurs épidémiologiques, notamment le nombre des nouvelles contaminations et hospitalisations. Le taux de décès a aussi commencé à grimper. D’où il est question de veiller à l’application de la loi relative au passe sanitaire et au contrôle intensif dans les passages frontaliers. Tout en respectant les gestes barrières et les protocoles sanitaires ordinaires.

Dans le même ordre d’idées, le comité scientifique a mis en avant la multiplication des campagnes médiatiques de sensibilisation, afin que ne se reproduise le scénario de l’été dernier. Car, une saturation hospitalière pourrait nous conduire tout droit au chaos, surtout que notre système de santé n’a pas les moyens d’une bonne gestion. D’ailleurs, ajoute Ben Khelil, toutes ces recommandations ont déjà été soumises au ministère de la Santé qui les soumettra à son tour au gouvernement Bouden pour examen, afin de prendre les décisions nécessaires.

Passe sanitaire, quelle utilité ?

Cependant, le couvre-feu et l’interdiction d’attroupements proposés sont-ils en mesure de freiner la propagation du virus et de briser la chaîne de contagion ? Ce couvre-feu fut décrété le 5 octobre 2020 pour être prolongé jusqu’au mois d’août dernier, sans que cela ait abouti à de bons résultats. Depuis, on faisait état d’un constat assez complexe, sur fond d’un bilan funeste de plus de 25 mille décès et des centaines des milliers de contaminés. Et toute évaluation soi-disant scientifique faite à mi-parcours n’a jamais donné les résultats escomptés. Entre-temps, le pays continua à recenser ses décès. Il a fallu attendre l’arrivée de nombreux lots de vaccins, en guise de dons de pays frères et amis, pour voir renaître l’espoir à l’échelle nationale.

Aussi, n’est-il pas inefficace d’interdire les rassemblements, alors que nos bus et métros bondent quotidiennement de gens ? Aujourd’hui, avec l’apparition d’Omicron, variant aussi galopant, l’efficacité des vaccins administrés à plus de 6 millions de Tunisiens serait remise en question. De même, à la lumière de ces récentes recommandations proposées par ledit comité, l’on s’interroge sur l’utilité et la portée du fameux passe vaccinal. Sinon, pourquoi le rythme de notre vie serait-il ainsi interrompu ?

Deltacron, qu’en est-il ?

Parallèlement, faut-il le rappeler, un nouveau variant mi-Delta mi-Omicron a fait son apparition à Chypre. Baptisé Deltacron, il possède un fonds génétique similaire au Delta, ainsi que certaines des mutations d’Omicron. Selon un rapport des médias, les experts indiquent qu’il n’est pas inquiétant pour le moment. Au total, 10 des mutations d’Omicron ont été trouvées dans les 25 échantillons prélevés à Chypre. 11 des échantillons provenaient de personnes hospitalisées à cause du virus, tandis que 14 provenaient de la population générale, a indiqué le Cyprus Mail. Le Dr Leondios Kostrikis, chef du laboratoire de biotechnologie et de virologie moléculaire de l’Université de Chypre, a déclaré que la fréquence de mutation du virus chez les patients hospitalisés était plus élevée et pourrait indiquer une corrélation entre le nouveau variant et les hospitalisations.

Kamel FERCHICHI

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