Dans un contexte économique très difficile où les marges de manœuvre budgétaires se sont fortement rétrécies, et où le consensus autour des réformes fait défaut, est-il possible d’engager un processus de transition économique sur le court et moyen terme? Comment placer l’économie sur un sentier de croissance élevée? Quelle est la politique de relance qu’il faut engager? Des éléments de réponse ont été évoqués lors du débat en ligne qui a été organisé, récemment, par le think tank Global Institute 4 Transition (GI4T) “Et l’économie! Où va-t-on?”. Modéré par l’économiste Zouhour Karray, le webinaire était une occasion de réunir d’éminents économistes ainsi que des représentants du secteur privé, pour mettre à plat les enjeux économiques et débattre des éléments de sortie de crise.


Hakim Ben Hammouda, Ancien ministre des Finances: “Le grand danger c’est lorsque les crises économique et politique convergent”

Pour sortir de la crise des finances publiques que traverse le pays, il ne faut pas se cantonner dans une optique de stabilisation mais il faudrait plutôt chercher à placer l’économie sur un sentier de croissance élevée, en misant notamment sur l’investissement, constate, en somme, l’économiste et ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda.

La Tunisie tangue entre impératif de réformes et crise sociopolitique. Au cours des dernières années, la question de la maîtrise du déficit budgétaire a dominé le débat public alors que la réflexion sur les moyens de réaliser une forte croissance durable et inclusive a été remise aux calendes grecques. Dans ce contexte économique très difficile où les marges de manœuvre budgétaires se sont fortement rétrécies et où le consensus autour des réformes fait défaut, est-il possible d’engager un processus de transition économique sur le court et moyen terme? Comment placer l’économie sur un sentier de croissance élevée? Quelle est la politique de relance qu’il faut engager? Des éléments de réponse ont été évoqués lors du débat en ligne qui a été organisé, récemment, par le think tank Global Institute 4 Transition (GI4T) “Et l’économie! Où va-t-on?”. Modéré par l’économiste Zouhour Karray, le webinaire était une occasion de réunir d’éminents économistes ainsi que des représentants du secteur privé, pour mettre à plat les enjeux économiques et débattre des éléments de sortie de crise.

Le danger des crises qui convergent:

Ouvrant le débat, l’économiste Hakim Ben Hammouda est revenu sur la crise des finances publiques et les quatre principaux éléments qui la caractérisent. Selon l’ancien ministre des Finances, le premier élément consiste en la convergence entre les crises économique et politique. “La gravité de la crise des finances publiques vient de l’ampleur des déséquilibres macroéconomiques mais aussi de sa convergence avec une crise politique. Pour les économistes, le grand danger c’est lorsque les crises économiques convergent avec des crises politiques. Ils rencontrent, alors, des difficultés à élaborer des réponses dans un contexte politique incertain et où il est difficile de dégager des consensus autour des forces politiques et sociales, pour véritablement affronter les crises”, a-t-il souligné. Il a ajouté que la gestion chaotique de la pandémie qui a causé la mort de 25 mille personnes, au cours des six premiers mois jusqu’au déploiement de la vaccination à grande échelle, est un exemple parfait qui illustre les risques que fait peser cette convergence.

Remettre la question économique

au cœur du débat

Le deuxième élément qui caractérise la crise économique que traverse le pays est, selon Ben Hammouda, le recul du débat économique. “Le débat économique est essentiel et important pour répondre aux crises économiques. Paradoxalement, c’est probablement lors du moment le plus dur de cette crise que le débat économique a été le moins présent. Au cours des dix dernières années, le débat public était fortement animé par des solutions, des échanges sur notre capacité à construire des politiques publiques . Le constat aujourd’hui, c’est qu’il y a un recul du débat public sur la question économique, et ce, en dépit de la gravité de la situation financière. Il est important, aujourd’hui, de remettre l’économie au cœur du débat public”, a-t-il indiqué.

La stabilisation macroéconomique est importante mais…

L’économiste a ajouté que la domination d’une vision basée sur la stabilisation est un autre élément qui a imprégné les politiques mises en place au cours des dix dernières années. Il a, en ce sens, ajouté que même si la stabilisation demeure une entreprise importante, il est cependant nécessaire de changer de fusil d’épaule et miser sur la dynamisation de la croissance et de l’investissement, pour élaborer des politiques de sortie de crise. “Nous avons critiqué les lois de finances,qui sont des lois comptables, qui n’avaient aucun souffle économique mais cela est lié à ce véritable problème qu’est la domination d’une idée, d’un fondement des politiques publiques: la stabilisation. La stabilisation est importante mais il est aussi important de considérer que la croissance, la recherche de la croissance et d’investissement, comme étant le fondement des politiques de sortie de crise. Je ne minimise pas l’importance de la stabilisation, mais limiter les politiques publiques dans un contexte de crise à une gestion comptable, à une stabilisation macroéconomique est fortement réducteur”, a-t-il précisé. Il a ajouté qu’historiquement toutes les expériences, selon lesquelles, on a cherché à répondre aux crises financières par une optique de stabilisation n’ont pas réussi. “Ce sont véritablement les moments de crise et des grandes difficultés qui ont été, dans l’histoire, les moments des grandes innovations en termes de politiques et de grands choix économiques. Il faut rappeler que le keynésianisme est apparu au milieu de la grande dépression de 1929. Faisons confiance à notre imagination, à notre courage, à notre audace et essayons de sortir des sentiers battus pour réfléchir à la croissance et non pas simplement à la stabilisation macroéconomique”, a-t-il ajouté.

Ben Hammouda a conclu son intervention sur une note positive en lançant un message d’espoir et de confiance. “Nous pouvons construire, relancer l’économie, faire face à nos difficultés parce que notre pays dispose d’atouts importants en termes d’emplacement géographique, de ressources humaines, d’intelligence et de stabilité. Notre crise demeure peu importante par rapport à ce qui se passe dans la région et dans le monde. Donc l’espoir est permis”, a-t-il souligné.


Fatma Marrakchi Charfi, professeure universitaire d’économie:  “Le défi essentiel est l’investissement”

Pour l’économiste Fatma Marrakchi Charfi, la sortie de crise passe par la relance de l’investissement public parce que c’est un levier de la croissance et un déterminant de l’investissement privé.

La professeure universitaire d’économie a mis à plat la situation économique du pays. Elle a rappelé que la Tunisie fait face aux déficits jumeaux, et ce, en raison de l’aggravation du déficit courant qui est induit par un déficit commercial très important mais aussi à cause de l’accumulation des déficits budgétaires qui a mené le pays vers un endettement important. “Le déficit du budget n’est que le résultat des différents choix qui ont été faits au cours des années passées”, a-t-elle souligné. Revenant sur les causes de l’aggravation du déficit budgétaire au cours des dernières années, Marrakchi a fait savoir que mécaniquement, s’il n’y a pas de croissance, les recettes fiscales et non fiscales de l’Etat vont décroître. De l’autre côté, l’impossibilité de compresser les dépenses (masse salariale qui représente 40% des dépenses budgétaires, système de compensation tributaire des cours internationaux, déficit des caisses sociales, etc.) à laquelle s’ajoute un système fiscal inégalitaire a provoqué des dérives budgétaires. “Le côté des dépenses, quand il est mal géré, nécessite des réformes pour couper avec cette répartition budgétaire”, a-t-elle expliqué. Marrakchi a souligné que si on met en œuvre les réformes budgétaires, notamment, au niveau de la subvention et de la fonction publique, on pourrait dégager un espace fiscal. Cependant, cet espace fiscal ne serait pas suffisant pour booster l’investissement public. “Le déficit budgétaire n’est que la partie émergée de l’Iceberg, parce que si on fait plus de croissance, tous les ratios s’améliorent, le PIB croît et si on fait plus de croissance, on répartirait un plus grand gâteau sur tout le monde. L’enjeu c’est comment booster la croissance. Je pense que le volet de l’investissement est hyper-important”, a précisé la professeure.

Gare à une croissance potentielle négative !

Faisant le parallèle avec des économies similaires mais aussi avec des économies plus développées telles que l’Europe et les Etats-Unis, Marrakchi a souligné qu’après la crise covid, différents pays se sont rattrapés et ont enregistré un rebond de la croissance alors, qu’en Tunisie, le rebond était très faible. En se basant sur les statistiques, elle a estimé que la croissance potentielle de la Tunisie est nulle sinon négative. “C’est grave. Cela veut dire qu’il y a un problème au niveau des facteurs de production (travail et capital). Etant donné que l’investissement a été toujours la variable d’ajustement que ce soit pour l’investissement public (variable d’ajustement du budget de l’Etat) ou investissement privé. On constate aujourd’hui qu’il y a un problème au niveau du capital. On est en train de ronger l’os, non seulement au niveau du capital, mais aussi au niveau du travail en raison de la migration des compétences. Si on n’a pas un facteur travail et un facteur capital sous-utilisés, là se pose le problème de la croissance potentielle”, a-t-elle indiqué.

Face à cette situation très difficile, Marrakchi estime que l’investissement est le défi essentiel et est la clé de voûte qui va permettre de sortir le pays de la crise. Pour pouvoir atteindre les objectifs d’investissement public, il faut, avant tout, chercher à dégager un espace budgétaire à travers la concrétisation et la mise en œuvre des réformes budgétaires. Au niveau de l’investissement privé, il faut chercher les moyens de sa dynamisation, notamment à travers l’amélioration du climat des affaires et de l’accès au marché. “Il faut booster l’investissement public dans l’objectif de dynamiser la croissance mais aussi parce que c’est un déterminant de l’investissement privé. Cela est prouvé empiriquement par les des études qui sont réalisées sur la Tunisie”, a conclu l’économiste.


Abderrazak Zouari, Économiste et ancien ministre du Développement régional : “Une politique de relance par la demande sera, pour le moment, catastrophique en Tunisie”

L’économiste estime qu’une politique de relance par la demande n’est pas envisageable dans ce contexte de crise de finances publiques étant donné que le pays a besoin de stabilisation des déficits.

Comment imaginer une politique de relance dans un pays qui a besoin d’une politique de stabilisation? Zouari a fait savoir qu’on devrait penser à une relance par l’offre précisant qu’une politique de relance, par la demande, n’est pas envisageable dans ce contexte de crise de finances publiques, étant donné que le pays a besoin de stabilisation des déficits. “En Tunisie, on ne discute pas du tout les problèmes de la relance économique, de la croissance. Nous discutons une fois par an la loi de finances, alors que les lois de finances se ressemblent et les déficits augmentent d’une année à l’autre. Il n’y a eu aucun débat sérieux depuis plusieurs années sur une politique de croissance économique. Il va de soi que, pour avoir une bonne politique de relance, il faut d’abord stabiliser les déséquilibres. […] une politique de relance par la demande sera pour le moment catastrophique en Tunisie”, a souligné l’ancien ministre du développement régional.

Zouari a, par ailleurs, expliqué que la stabilisation du solde primaire ainsi que l’augmentation des dépenses de l’investissement dans le budget de l’Etat peuvent faciliter l’action de la relance. “Je pense qu’il y a un solde budgétaire sur lequel on ne discute pas assez qui est le solde primaire. On parle beaucoup du déficit budgétaire mais pour juger l’action d’un gouvernement on ne peut pas se baser sur le déficit budgétaire parce qu’il intègre les intérêts des dettes contractées par les anciens gouvernements. Le solde primaire, c’est de la responsabilité du gouvernement en question et nous avons en Tunisie un solde primaire négatif. Pour stabiliser le poids de la dette il faut avoir un solde primaire positif sinon égal à zéro”, a-t-il ajouté. Mettant l’accent sur le rôle important que joue l’investissement dans la relance économique, Zouari a souligné que les dépenses d’investissement sont en train de baisser. En 2022, elles sont établies à 4 milliards de dinars, soit le même chiffre qu’il y a 10 ans.

Les déterminants de la croissance

Par ailleurs, l’ancien ministre a ajouté que l’accumulation du capital physique, le gain de productivité, le saut technologique et l’innovation dans le secteur privé, la formation du capital humain ainsi que les réformes institutionnelles sont les conditions de croissance qui permettent la relance économique sans pour autant augmenter les déséquilibres financiers.

“Aujourd’hui j’ai peur de ce qu’on appelle en économie l’Etat stationnaire. J’ai peur que le montant de l’amortissement dépasse le montant des investissements nets. […] Après 30 ans de modèle d’industrialisation qui, à mon avis, est aujourd’hui épuisé, la Tunisie doit disposer d’une politique industrielle orientée vers les nouveaux secteurs. Si on n ‘arrive pas à remplacer ces secteurs traditionnels par de nouveaux secteurs, on ne pourra jamais faire de la relance économique par l’offre”, a-t-il indiqué. Et de soutenir “La relance par l’offre passe aussi par des gains de productivité, et par la formation du capital humain. Aujourd’hui notre système de formation doit absolument changer et surtout être «up to date» mis à niveau”.

S’agissant du dernier déterminant de croissance qui est la réforme institutionnelle, Zouari a déploré le fait que nous vivons aujourd’hui avec les mêmes institutions qui ont été créées par feu Hédi Nouira au début des années 70.

A une question posée sur le développement régional, Zouari a répondu qu’il est envisageable de créer et d’avoir un schéma de développement régional avec un schéma de développement national qui sera le produit de tous les schémas régionaux. Et pourquoi pas aller vers une politique de métropolisation comme en Chine. “La région est un territoire économique viable, or, à quelques exceptions près, on n’a pas de régions économiques. Les gouvernorats qui existent étant une répartition purement administrative… Je ne pense pas que le développement des territoires va bloquer les flux de migration interne et je pense que les gouvernorats d’accueil ont besoin d’aide financière et de financement beaucoup plus importants que les gouvernorats d’intérieur et c ‘est le marché qui a imposé cette réalité”, a-t-il précisé.


Abderrahmane Lahga, Économiste et universitaire :“Il est important d’accompagner les réformes par des mesures d’atténuation”

Pour l’universitaire Abderrahmane Lahga, la stabilisation de la situation économique nécessite la mise en œuvre de mesures de très court terme qui concernent le rétablissement immédiat du fonctionnement normal des secteurs du phosphate et de l’énergie, la relance de l’investissement et l’instauration d’un système fiscal équitable.

L’intervention de l’économiste Abderrahmane Lahga, a été axée sur les mesures de court terme qui peuvent contribuer à la stabilisation macroéconomique. Il s’agit de trois ensembles de mesures qui nécessitent la stabilisation du système politique, explique-t-il.

Les mesures à prendre

dans l’immédiat

La première catégorie de mesures concerne le rétablissement immédiat du fonctionnement normal des secteurs stratégiques, en l’occurrence le phosphate et l’énergie qui représentent le tiers de l’économie. “Il est important de fixer des objectifs raisonnables et acceptables pour avoir un niveau de production assez respectable et je crois que cette mesure va nous donner une bouffée d’oxygène au niveau des finances publiques et ne peut qu’améliorer la capacité de notre pays à négocier avec les bailleurs de fonds”, a-t-il précisé.

Le deuxième ensemble est lié à la mobilisation des ressources à travers un système fiscal plus équitable. “Les marges de manœuvres existent et nous pourrions même être surpris de l’ampleur de l’évasion et de la fraude fiscale. Pour rétablir la confiance des acteurs économiques, il faut instaurer un système fiscal plus équitable”, a-t-il ajouté. Lahga a souligné qu’en Tunisie il y a un problème de répartition primaire mais aussi d’imposition qui ressort lorsqu’on compare, notamment, le niveau des salaires rapporté à la valeur ajoutée moyenne créée en Tunisie avec celui au Maroc et dans d’autres pays concurrents. “Les fonctionnaires sont imposés à des taux beaucoup plus élevés que les entreprises. Aussi, il y a un problème de répartition primaire et d’imposition. Je ne suis pas contre une imposition faible des entreprises, ni contre la stabilisation, il faut imposer le travail au même niveau que le capital. Il est très important de se pencher sur ce problème. Bien sûr, il faut également élargir l’assiette fiscale”, a-t-il indiqué. En outre, l’économiste a précisé que le troisième ensemble de mesures doit être consacré à l’investissement et à la nécessité de la relance de l’investissement. Il a, en ce sens, appelé à la lutte contre la corruption et le favoritisme ainsi qu’à la levée des barrières à la relance de l’investissement, en particulier la réglementation actuelle d’accès au marché… “On ne peut pas parler de relance sans investissement public et privé. Le problème de l’investissement en Tunisie est ancien , il remonte aux années 80. Beaucoup parlent de la baisse de l’investissement au cours de la dernière décennie mais il faut se rappeler que lorsque le taux d’investissement était autour de 24% en Tunisie ,le taux dans les pays concurrents était de 32% à 35%”, a-t-il indiqué.

Un consensus autour des réformes

Lahga a ajouté que l’approche graduelle prônée par le gouvernement pour la suppression des autorisations dénote un manque de volonté de faciliter l’accès au marché dans certains secteurs. “En Tunisie, nous sommes champions des réformes inachevées. Je ne préconise pas une approche graduelle parce qu’on va s’arrêter à mi-chemin mais il faut qu’il y ait une décision politique claire pour lever tous les obstacles à l’accès au marché dans tous les secteurs», a-t-il précisé. Par ailleurs, l’économiste a souligné l’importance d’inciter les banques à jouer leur rôle dans le financement de l’investissement. “Les banques tunisiennes ne prennent pas de risque, il faut les aider à mieux évaluer les risques et à jouer un rôle plus important dans le financement et l’accompagnement des entreprises”, a-t-il indiqué.

S’agissant des réformes structurelles, Lahga a mis l’accent sur la réforme de l’éducation et de la santé mais aussi sur la nécessité de mettre en place des politiques de rationalisation des ressources énergétiques et hydrauliques. “Si nous voulons améliorer la compétitivité et l’attractivité de notre pays, il faut améliorer la qualité de nos ressources humaines via la réforme de l’éducation et de la santé”, a-t-il souligné. .

Évoquant le coût social des réformes, l’universitaire a affirmé que toute réforme implique des perdants à court terme car les réformes devraient être bénéfiques à long terme pour tout le monde. C’est pourquoi il est important de les accompagner par des mesures d’atténuation ou de compensation pour les perdants, estime-t-elle. “La confiance est aussi indispensable, car les populations acceptent de faire des concessions sur le très court terme à condition qu’elles soient convaincues des retombées positives de ces réformes”, a-t-il expliqué.

A une question posée sur l’impact de la crise politique sur la transition économique, Lahga a précisé que la dimension politique va fortement conditionner la réussite de la transition économique.

“On a besoin d’avoir une visibilité et d’un consensus sur le processus de la transition politique. La situation actuelle est très différente de la situation économique en 2011 qui était beaucoup plus confortable. On se permettait de s’engager dans un processus de transition. Je crois que maintenant il faut trouver un consensus sur la conduite de la transition politique. Car, sans ce consensus national, il y a de fortes chances que même tous les efforts des réformes économiques et sociales vont échouer”, a-t-il conclu.

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